Le vendredi 30 janvier 2026, les conseillers départementaux ont approuvé le budget primitif pour l’année 2026. Environ 87,5 M€ ont été fléchés vers les investissements, et le montant total, en incluant les reports, approche les 100 M€. Le contexte national, marqué par des tensions budgétaires et, localement, par un climat politique plus prudent, a nourri les débats lors de l’assemblée départementale.
Pour le président du Département, Arnaud Viala, l’exercice budgétaire actuel met en lumière le contraste avec le niveau national, où personne ne parvient à s’entendre autour d’un budget. Nos politiques locales se veulent volontaristes et permettent de dégager des montants importants pour investir, tout en poursuivant les grandes orientations départementales.
« Nous sommes satisfaits de démontrer que lorsque l’on veut, on peut. Mais prendre des décisions nécessite du courage, de la fermeté et de la cohérence politique », a insisté Arnaud Viala. « Car si l’on laisse dériver les dépenses publiques, on ne peut plus soutenir le modèle », a-t-il ajouté, notamment en ce qui concerne l’une des principales compétences du Département : les solidarités.
Arnaud Viala n’a pas caché son souhait de réformer structurellement la politique envers les seniors, le handicap et l’enfance en danger. « Nous devons adapter nos offres aux besoins d’une population qui a beaucoup évolué », a-t-il déclaré. « Si nous n’avions pas entamé ce processus, nous serions contraints d’augmenter la dépense sans régler aucun problème. »
Depuis la venue, en juillet dernier, de Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l’Autonomie et du Handicap, pour évoquer la question du grand âge et du vieillissement, le Département s’est lancé dans une remise à plat du système de prise en charge de la dépendance.
« Nous suivons une trajectoire très exigeante », concède le président. « Elle nous oblige aussi à essuyer les plâtres, car il n’existe pas de modèles définis. Nous sommes dans des expérimentations pour trouver le bon curseur. » Le Département demeure le premier donneur d’ordre et souhaite rester le filet de sécurité pour l’économie aveyronnaise. D’où cette enveloppe importante d’investissements. L’actualité montre que le taux de chômage augmente en France et en Occitanie; si, pour l’heure, nous sommes épargnés, il n’y a pas de raison de penser que la situation ne puisse se tendre aussi en Aveyron. Nous voulons que nos entreprises bénéficient de ce carnet de commandes.
Le budget primitif 2026 s’inscrit ainsi dans une logique de réforme des politiques sociales, avec une enveloppe d’investissements soutenue par le Département pour préserver les solidarités et soutenir l’économie locale.