Selon plusieurs médias, l’armée canadienne a modélisé un scénario d’invasion des États-Unis et des réponses possibles d’Ottawa. Le Globe and Mail précise qu’il s’agit d’un modèle destiné à la réflexion stratégique, non d’un plan opérationnel. Les sources citent deux hauts responsables gouvernementaux qui soulignent l’extrême improbabilité d’une telle action par Washington. Dans le contexte politique actuel, Donald Trump a évoqué à nouveau l’idée que le Canada devienne le 51e État américain, alimentant les débats autour de la sécurité nord-americaine.
À Ottawa, le modèle d’invasion n’est pas un plan opérationnel
À Ottawa, les responsables consultés indiquent qu’il s’agit d’un modèle de réflexion stratégique et non d’un plan opérationnel. Le Globe and Mail précise que l’exercice vise à évaluer les réactions possibles et les limites d’une attaque théorique. Les responsables soulignent que l’événement reste très improbable. Le Canada est un membre fondateur de l’Otan et partage un commandement militaire commun, le Norad.

Images IA et contexte politique autour de Trump
Dans la même veine, la nuit de lundi à mardi, Donald Trump a publié sur son réseau une série de photos générées par l’IA montrant le président américain devant une carte où le drapeau américain recouvre les États-Unis mais aussi le Canada, le Groenland et le Venezuela. Cette actualité intervient alors que les scénarios canadiens évoqués par l’armée restent théoriques et non opérationnels. Des sources précisent que ces images n’influencent pas les évaluations militaires officielles.

Riposte canadienne et tactiques de guérilla
D’après les scénarios envisagés par l’armée, en cas d’offensive depuis le sud, les forces américaines seraient en mesure de neutraliser les positions canadiennes en moins d’une semaine, voire deux jours. Dans cette hypothèse, la riposte canadienne pourrait adopter une campagne de type insurrectionnel, comprenant des embuscades et des « tactiques de guérilla », similaires à des conflits en Afghanistan, selon l’armée. Sollicité par l’AFP, le ministère de la Défense canadienne n’a pas réagi dans l’immédiat. Le Canada demeure un membre fondateur de l’OTAN et participe à la défense nord-américaine avec le Norad.