Donald Trump a lancé lundi un nouvel avertissement à l’Iran, affirmant que le délai qu’il lui a fixé pour conclure un accord expirera mardi et qu’il s’agit, selon lui, d’une échéance définitive. Le président américain a prévenu que Téhéran devra se résoudre à capituler, faute de quoi il ne resterait, a-t-il dit, « ni ponts, ni centrales électriques, ni rien ». Il a également laissé entendre que de nouvelles frappes pourraient suivre si aucun accord n’est trouvé.
Au cours d’une prise de parole marquée par des déclarations contradictoires, Donald Trump a assuré que l’Iran pouvait être « éliminé en une seule nuit », voire dès le lendemain. Il a insisté sur la supériorité militaire des États-Unis, affirmant qu’aucun pays ne dispose d’une armée ni d’un équipement comparable à ceux de Washington.
Lors d’une réception annuelle à la Maison-Blanche organisée à l’occasion de Pâques, le président américain a estimé qu’une fin rapide du conflit restait possible si les autorités iraniennes « faisaient ce qu’elles doivent faire ». Selon lui, l’Iran chercherait un cessez-le-feu parce qu’il subit de lourdes pertes et se trouve, a-t-il affirmé, dans une situation d’effondrement.
Interrogé par des journalistes sur les raisons de l’allongement du délai accordé à Téhéran, Donald Trump a répondu qu’il espérait que les Iraniens saisiraient cette chance. « Je leur ai donné des occasions, et ils ne les ont pas exploitées », a-t-il déclaré, ajoutant être « mécontent » du gouvernement iranien et estimant que celui-ci « paiera un prix élevé ».
Dans le même temps, il a nuancé son propos en expliquant que la nouvelle équipe iranienne avec laquelle il traite ne serait pas aussi radicale que ses prédécesseurs. Il a dit percevoir, chez les négociateurs iraniens, davantage de rationalité et une volonté de discuter de bonne foi. Il a aussi averti que lorsque les bombes cesseraient de tomber sur l’Iran, cela signifierait, selon lui, le retour du régime en place.
Des discussions en cours avec des émissaires américains
Donald Trump a indiqué que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner mènent actuellement des échanges avec les Iraniens. Il a ajouté que le vice-président J. D. Vance pourrait également prendre part à ces discussions. Ces contacts s’inscrivent dans une séquence diplomatique encore incertaine, alors que la Maison-Blanche maintient la pression sur Téhéran.
Le président américain a ensuite durci le ton, affirmant avoir « complètement anéanti » le régime iranien, tout en soutenant que les Iraniens refusent de se rendre. Il a suggéré disposer d’options plus dures encore que la destruction de centrales électriques et de ponts, avant de répéter que l’Iran aurait été « écrasé » et serait incapable de riposter.
Le nucléaire au cœur du message de Trump
Évoquant la question nucléaire, Donald Trump a réduit l’enjeu du conflit à un objectif unique : empêcher l’Iran d’acquérir l’arme atomique. Il a soutenu qu’un tel arsenal ne pouvait pas être confié, selon ses mots, à des dirigeants « fous ». Cette ligne dure confirme que le dossier nucléaire reste au centre de sa stratégie vis-à-vis de Téhéran.
Le président américain a aussi déclaré qu’il aurait préféré conserver le pétrole iranien, gérer la richesse du pays et en tirer d’importants bénéfices. Il a enfin assuré que la population iranienne était frustrée de ne plus entendre les bombes américaines, tout en affirmant que les manifestations contre le pouvoir restent étouffées par la peur de représailles.
Pression maximale et message à l’opinion américaine
Donald Trump a reconnu que de nombreux Américains souhaitent le retour des troupes au pays. Mais il a affirmé qu’il ne quittera pas le dossier avant d’avoir accompli sa mission et obtenu une victoire sur l’Iran. En durcissant encore sa rhétorique, il cherche à montrer qu’aucun compromis n’est possible sans concession majeure de Téhéran.
Cette nouvelle sortie illustre la ligne de fermeté adoptée par Washington, à l’heure où les négociations restent fragiles et où la menace de nouvelles frappes pèse sur la suite des événements. Pour l’heure, l’ultimatum de Trump à l’Iran apparaît comme l’élément central d’une escalade verbale qui pourrait encore s’intensifier dans les prochaines heures.