Plus d’un quart des Français se retrouve en découvert sur son compte courant avant la fin du mois, selon une étude publiée par le comparateur Lesfurets et relayée par RTL et BFMTV. L’enquête, réalisée sur 1 007 répondants entre le 18 et le 20 novembre 2025, indique que le jour du découvert tombe désormais le 18, soit deux jours plus tard qu’en 2025. Cette évolution masque toutefois des disparités importantes selon l’âge et le statut socio‑économique. Si certains postes peuvent être renégociés, le phénomène s’installe comme une réalité structurelle pour de nombreux ménages, confrontés à des dépenses contraintes et à des revenus souvent fluctuants.
Chiffres clés: 24 % et le 18 du mois
Selon Lesfurets, 24 % des Français déclarent être à découvert tous les mois ou presque, et la moyenne indique un passage dans le rouge dès le 18 du mois, soit deux jours de retard par rapport à l’an dernier.
Les chiffres varient selon les profils: 42 % des 25–34 ans se disent à découvert presque chaque mois, et 31 % des 18–24 ans basculent plus tôt, vers le 14 du mois. Les locataires apparaissent également vulnérables, avec environ 34 % régulièrement à découvert. Les causes invoquées restent les dépenses fixes—loyer, énergie, assurances—et des revenus qui restent parfois insuffisants pour absorber ces charges.

Les plus touchés: jeunes et locataires
Les ménages les plus exposés incluent les jeunes adultes et les locataires: 42 % des 25–34 ans se disent à découvert presque chaque mois, et 31 % des 18–24 ans basculent plus tôt, autour du 14 du mois. Les locataires présentent également une vulnérabilité marquée: environ 34 % se retrouvent régulièrement à découvert.
Selon les sources, les explications tiennent à des revenus plus faibles et à des dépenses fixes élevées comme le loyer, qui restent difficiles à ajuster à court terme. Le recours à des leviers individuels peut aider: renégocier ou résilier certains contrats après un an, notamment pour les assurances, l’énergie, Internet ou la mutuelle. La loi Hamon de 2015 est citée comme cadre pour ces démarches, bien que leur usage reste insuffisant.
