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Les autorités sanitaires du Pays basque ont ouvert une enquête après que 253 patients, pour la plupart des nourrissons, ont reçu des doses périmées du vaccin hexavalent. L’incident, détecté le 15 janvier, a conduit Osakidetza, le service public de santé basque, à contacter cette semaine les familles concernées pour les informer et lancer des vérifications.
Découverte et réactions officielles
Selon le gouvernement régional, la découverte des doses expirées a été rapidement signalée et a déclenché une série de consultations entre Osakidetza, l’Agence espagnole des médicaments (AEMPS), le Conseil consultatif vaccinal du Pays basque et le fabricant du vaccin. Le ministre basque de la Santé a reconnu la gravité de la situation et présenté des excuses aux familles touchées.
Il a par ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête interne visant à « clarifier et identifier le maillon de la chaîne d’approvisionnement » responsable de l’erreur, afin de mettre en place des mesures correctives pour éviter toute récidive.
Bilan sanitaire
Les autorités indiquent que, d’après les expertises menées en concertation avec la AEMPS et le fabricant, l’administration des doses périmées ne présente pas de risque sanitaire ni d’effets indésirables attendus pour les personnes vaccinées. Néanmoins, le fait que des vaccins non valides aient été administrés soulève des questions sur les procédures locales de gestion et de contrôle des stocks.
Par précaution, les familles contactées sont informées des démarches à suivre et des signes cliniques éventuels à surveiller, bien que les autorités insistent sur l’absence de danger identifié.
Le vaccin hexavalent et son rôle
Le vaccin hexavalent protège contre six maladies infantiles graves. Il est administré dans le cadre du calendrier vaccinal pédiatrique du Pays basque.
- Diphtérie
- Tétanos
- Coqueluche
- Poliomyélite
- Hépatite B
- Haemophilus influenzae de type b
Responsabilités et fonctionnement du système
En Espagne, la gestion quotidienne des services de santé relève des communautés autonomes ; ainsi le Pays basque dispose de sa propre direction de la santé et d’Osakidetza pour la mise en œuvre des politiques sanitaires locales. En parallèle, l’État conserve une supervision nationale en matière de réglementation des médicaments via la AEMPS.
Dans ce cadre, la réponse immédiate et l’enquête interne relèvent de la responsabilité régionale, tandis que la AEMPS apporte l’expertise réglementaire nécessaire pour évaluer les impacts liés aux produits pharmaceutiques.
Suites attendues
Les autorités basques ont indiqué qu’elles rendraient publics les résultats de l’enquête interne et qu’elles adopteront les mesures correctives appropriées pour renforcer les procédures de contrôle des stocks et la traçabilité des vaccins. Entre-temps, les familles restent informées et suivies par les services de santé.
Cette affaire relance le débat sur la rigueur des contrôles au sein des chaînes d’approvisionnement vaccinales et sur la prévention des incidents impliquant des vaccins périmés Pays basque.