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Amélioration de la flore intestinale des bébés nés par césarienne

par charles

Un microbiote moins diversifié chez les bébés nés par césarienne

De nombreuses études font état d’un microbiote moins diversifié et donc moins “sain”, chez les nouveau-nés venus au monde par césarienne, comparé à la flore intestinale des bébés nés par voie basse. Ces derniers sont en effet exposés à la flore vaginale et fécale de leur mère de par leur passage dans la sphère génitale, là où les bébés nés par césarienne sont “vierges” de ces bactéries maternelles. En découlerait un risque accru de maladies associées à un dysfonctionnement du système immunitaire (asthme, maladie inflammatoire chronique de l’intestin, etc.).

Méthodes pour améliorer le microbiote intestinal

Aussi, pour tenter de rééquilibrer la balance et d’améliorer le microbiote intestinal des bébés nés par césarienne, plusieurs méthodes sont envisagées : frotter le bébé avec un linge préalablement imprégné de flore vaginale, et même, faire boire au bébé une sorte de “milkshake d’excréments maternels”. Cette dernière méthode fait l’objet d’une très sérieuse étude scientifique, dont les premiers résultats sont très encourageants.

Le premier “milkshake au caca”

On parle de transplantation fécale orale, qui consiste ici à diluer un tout petit échantillon d’excréments maternels dans un biberon de lait maternel, puis de faire boire ce cocktail au nouveau-né.

Des résultats prometteurs dès le 2e jour de vie

L’étude, dont les premiers résultats ont été publiés lors de l’IDWeek, une réunion de spécialistes des maladies infectieuses et d’épidémiologistes à Los Angeles, est le premier essai contrôlé randomisé à tester le concept de “milkshake au caca”. Les résultats préliminaires confirment l’hypothèse des chercheurs, selon laquelle une petite transplantation de matière fécale suffit à avoir un effet positif sur le microbiome du nourrisson.

Une expérience à ne pas reproduire chez soi

Évidemment, les scientifiques déconseillent aux jeunes mamans de faire cela à la maison, les échantillons de selles étant ici scrupuleusement analysés pour éviter la transmission de germes pathogènes au nouveau-né. Les chercheurs poursuivent leurs recherches, pour aller vers une greffe fécale fabriquée en laboratoire et garantie sans pathogènes, qui pourrait à terme être proposée aux nouveau-nés issus de césarienne.

#santé| #microbiote| #césarienne

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