Accueil SantéInfirmiers de nuit : un métier sous pression malgré des primes attractives

Infirmiers de nuit : un métier sous pression malgré des primes attractives

par charles

Un métier exigeant :

Être infirmier de nuit est un métier qui demande une forte résilience et une bonne organisation. Bien que les primes rendent le salaire plus attractif, elles ne compensent pas toujours les sacrifices.

Le salaire d’un infirmier de nuit

Malik, âgé de 32 ans et diplômé depuis 2014, travaille dans une unité de soins intensifs cardiologiques. Son salaire brut s’élève à 2 756 euros, soit 2 118 euros nets, grâce à la prime Ségur. À cela s’ajoute une prime de 118 euros nets mensuels pour les soins intensifs et 38 euros bruts par nuit.

Des primes, mais à quel prix ?

Malik souligne que « le salaire de nuit n’est fait que de primes, qui ne sont pas comptées pour la retraite ». Bien qu’il reconnaisse une avancée depuis le Covid, il insiste sur le fait que les rémunérations restent en retard par rapport aux salaires européens.

Les vraies préoccupations : pression et turnover

Malgré les améliorations salariales, Malik s’inquiète pour les conditions de travail : « La pression et le turnover restent des problèmes majeurs. » Il déplore que les augmentations salariales soient souvent accompagnées d’une charge de travail accrue.

Un regard critique sur le management

Il constate que dans le public, le management s’inspire de plus en plus des pratiques du privé, ce qui nuit à la qualité de vie au travail. « On entre dans une dynamique de rentabilité alors que la santé ne devrait pas être un secteur rentable », affirme-t-il.

Un métier qui apporte de l’adrénaline

Malgré ces défis, Malik aime son travail qui lui apporte diversité et adrénaline. Toutefois, il reste préoccupé par les évolutions qui conduisent à une augmentation des tâches, auparavant dévolues aux secrétaires médicales.

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