Des frappes israéliennes massives ont visé le sud du Liban, faisant des dizaines de morts et de nombreux blessés au cours des dernières 48 heures. Alors que les attaques se poursuivent sur plusieurs fronts, la situation humanitaire s’aggrave et les autorités locales dressent un bilan alarmant.
Bilan humain et localisations des frappes
Au moins quatre personnes ont été tuées dans le sud du Liban lors d’attaques aériennes récentes, tandis que des dizaines d’autres ont péri à travers le pays au cours des deux derniers jours.
Deux personnes ont été tuées dans un raid sur une maison en périphérie d’Adloun, à une quinzaine de kilomètres au sud de Saïda. Par ailleurs, deux autres ont perdu la vie et huit ont été blessées dans le district de Tyr.
- Entrées des localités de Chihine et Marwahin prises pour cibles par des tirs d’artillerie.
- Frappes aériennes signalées près d’al-Sarira (district de Jezzine), causant des fissures dans des habitations et des vitres brisées.
- Autres zones touchées : Khiam, Bint Jbeil et Mayfadoun, ainsi que des secteurs de Beyrouth et de Baalbeck.
Dommages aux infrastructures médicales
Le Sheikh Ragheb Harb University Hospital, situé à Toul en périphérie de Nabatié, a annoncé d’importants dégâts après une attaque contre un bâtiment adjacent.
La direction de l’hôpital a indiqué que plusieurs services, dont l’unité de soins intensifs, ont été endommagés, mettant en danger patients et personnel. Selon elle, ces frappes constituent une violation flagrante du droit international.
Un conflit qui provoque un exode massif
Les autorités sanitaires du Liban ont fait état d’au moins 45 personnes tuées et de plus de 100 blessés au cours des deux derniers jours, parmi lesquelles des enfants.
Depuis le 2 mars, le nombre de victimes des frappes s’élèverait à plusieurs centaines selon les autorités libanaises, avec plus d’une centaine d’enfants parmi les morts, selon l’Organisation mondiale de la santé.
Par ailleurs, l’Organisation des Nations unies a averti qu’au-delà d’un million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays alors que les combats s’intensifient.
Échanges d’artillerie et affrontements au sol
Les combats ont été signalés sur plusieurs axes frontaliers. Le groupe armé Hezbollah a déclaré avoir détruit six chars israéliens de type Merkava dans le sud du Liban, lors d’une opération qui, selon lui, visait un mouvement de troupes israéliennes vers la localité de Taybeh, en direction de Deir Siryan.
De leur côté, les forces israéliennes ont multiplié les frappes aériennes et les tirs d’artillerie dans diverses régions, intensifiant ainsi les hostilités le long de la frontière.
Réactions internationales
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est rendu au Liban pour exprimer le soutien de la France au peuple libanais. Au cours de sa visite, il rencontrera les plus hautes autorités politiques afin d’évaluer la situation sur place et de coordonner les réponses diplomatiques et humanitaires.
La Commission européenne a également exprimé sa vive inquiétude face à l’offensive et a appelé Israël à cesser ses opérations au Liban, soulignant les conséquences humanitaires dévastatrices et le risque d’une escalade régionale prolongée.
Perspectives
Alors que les frappes israéliennes au Liban se poursuivent, les organismes humanitaires et les autorités locales s’alarment de la détérioration rapide des conditions de sécurité et d’accès aux soins. Les déplacements massifs de population compliquent l’acheminement de l’aide et accroissent la vulnérabilité des civils.
La situation reste volatile et le risque d’une nouvelle intensification des combats demeure élevé, alors que les acteurs régionaux et internationaux multiplient les appels en faveur de la protection des civils et des infrastructures essentielles.