Une semaine après des propos controversés prononcés lors d’un spectacle d’Ary Abittan, Brigitte Macron est au cœur d’une polémique pour des mots jugés sexistes. Elle avait alors qualifié des féministes de « sales connes ». Dans une interview accordée à Brut, elle évoque l’incident dans un cadre privé et affirme qu’elle voulait « rassurer » son ami, tout en reconnaissant que ses remarques ont provoqué une forte réaction. Le débat s’est ensuite étendu aux réactions sur les réseaux et à des suites juridiques, avec le dépôt d’une plainte pour injure publique visant Brigitte Macron.

Depuis le spectacle, Brigitte Macron au cœur de la controverse
Dans l’entretien accordé à Brut, Brigitte Macron ne présente pas d’excuses et rappelle le cadre privé de l’échange, « destinée à quatre personnes », qui avait pour but de « rassurer » son ami, « certainement maladroitement », concède-t-elle. Elle affirme aussi: « Je suis désolée si j’ai blessé les femmes victimes », et précise qu’elle est « avant tout moi-même », malgré son rôle d’épouse du président. Elle ajoute: « Je ne peux regretter. Je suis effectivement l’épouse du président de la République mais je suis avant tout moi-même ». Le contexte a été marqué par l’intervention de quatre militantes du collectif #NousToutes qui lutte contre les violences faites aux femmes.
Plainte collective déposée et réactions associatives
Un collectif baptisé Les 343 injuriées annonce le dépôt d’une plainte contre Brigitte Macron pour injure publique, au nom de 343 femmes et associations, qui se déclarent collectivement et individuellement atteintes par ces propos, selon leur communiqué.
« Cette plainte est déposée au nom de 343 femmes et associations, qui se déclarent collectivement et individuellement atteintes par ces propos », peut-on lire dans leur communiqué. « Parce que les insultes sexistes participent à un climat de banalisation des violences, elles ne relèvent ni de l’anecdote ni de la liberté d’expression, mais constituent des atteintes à la dignité humaine. »
« Cette plainte est une réponse nécessaire. Elle vise à rappeler que la parole des féministes et des victimes de violences sexuelles ne peut être publiquement insultée sans conséquence. »
Vigdis Morisse Herrera, présidente de l’association féministe des Tricoteuses hystériques, qui a initié la plainte, a déclaré: « Je refuse que les mots de Brigitte Macron contribuent à terrer des victimes dans le silence. »