Une vaste opération de fouille menée à la maison d’arrêt de Seysses a permis de saisir un important arsenal d’objets interdits, révélant une configuration carcérale problématique et renforçant les enjeux de sécurité. Au total, 55 téléphones, 8 routeurs wifi, 300 grammes de cannabis, des brouilleurs, deux bombes lacrymogènes et des morceaux de miroirs ont été récupérés lors de la fouille d’environ une cinquantaine de cellules.
Fouille et résultats
Sur place, les équipes ont saisi 55 téléphones, 8 routeurs wifi, 300 grammes de cannabis, des brouilleurs, deux bombes lacrymogènes et des morceaux de miroirs. Le butin témoigne d’une dimension logistique importante dans le trafic interne. Les détenus auraient pu détruire une partie des substances interdites en prévision de l’opération, ce qui aurait considérablement réduit les saisies.
Cette marchandise est acheminée principalement via des drones, pratique devenue centrale pour les trafics en milieu carcéral. Le directeur de l’établissement a indiqué que l’État investirait dans des brouilleurs anti‑drone et des protections des fenêtres afin de bloquer ce mode d’acheminement et de rendre les entrées illégales plus difficiles.
Contexte et dispositif humain
L’opération a mobilisé 90 agents, renforcés par l’assistance des douanes et des gendarmes de la compagnie de Muret. Peu après 18 h, les forces ont investi les étages 2 et 3 du centre pénitentiaire pour inspecter les cellules.
Chaque cellule présente environ 9 m² et accueille trois détenus, avec deux lits superposés et un troisième installé contre le mur. L’espace est organisé autour de solutions de rangement improvisées et de petits aménagements qui optimisent l’usage des lieux saturés.
Des paquets de céréales et divers objets sont alignés sur les surfaces disponibles, et des éléments textiles servent d’aménagements rudimentaires.