Taïwan a réaffirmé sa détermination à défendre son autonomie sous pression militaire croissante de la Chine. Dans une allocution télévisée, le président Lai Ching-te a rappelé que la souveraineté nationale doit être défendue, que la défense du pays doit être renforcée et que la résilience de l’ensemble de la société doit être consolidée. Il a aussi évoqué la nécessité de disposer de capacités de dissuasion efficaces et de mécanismes de défense démocratiques solides.
La Chine a annoncé mercredi la fin avec succès des exercices lancés en début de semaine, qui comprenaient des simulations de blocus, des attaques contre des cibles maritimes et des tirs réels. Pékin considère Taïwan comme une province destinée à être réunifiée. À l’occasion de son message du Nouvel An, Xi Jinping a réaffirmé cette position en déclarant que la réunification de notre patrie ne pourra pas être empêchée.
Les autorités taïwanaises ont vivement condamné ces opérations, les qualifiant de provocations flagrantes contre la sécurité régionale et l’ordre international. Cette montée des tensions a suscité des réactions dans la région, le Japon et les Philippines exprimant leurs préoccupations face à la situation dans le détroit de Taïwan, axe stratégique du commerce international.
Le contexte est également marqué par le soutien militaire des États-Unis à Taipei. À la mi-décembre, Washington a approuvé une nouvelle vente d’armes à Taïwan pour environ €10,3 milliards, la plus importante depuis 2001. Cette décision, la deuxième depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, contribue à nourrir les tensions entre Pékin et Taïwan.
Ces développements interviennent dans un cadre international où Taïwan reste au cœur des échanges et où l’évolution des relations autour du détroit et les capacités de défense de l’île demeurent des sujets centraux dans un contexte de tensions régionales prolongées.