Plusieurs actualités marquent le début d’année: à Lyon, fin du plan Grand Froid et une mobilisation pour les jeunes migrants; dans la région lyonnaise, une consultation publique sur une chaufferie biomasse; et à l’étranger, une affaire d’arnaque immobilière américaine estimée à 4,8 millions de dollars révélée par nos confrères et le New York Post. Ces faits illustrent des enjeux variés: sécurité sociale et accueil des mineurs, transitions énergétiques locales et vigilance économique.
Lyon: fin du plan Grand Froid et mobilisation des soutiens migrantes
Ce mardi matin, le Collectif Soutiens/Migrants Croix-Rousse s’est réuni au gymnase Chanfray pour alerter sur la situation des jeunes migrants isolés remis à la rue avec la fin du plan Grand Froid. Réquisitionné à partir du 31 décembre dans le cadre du plan Grand Froid, le gymnase avait permis de doubler les capacités d’accueil d’urgence à Lyon, passant de 110 à 200 places. Géré successivement par la Croix-Rouge puis par l’Armée du Salut, le site accueillait principalement des jeunes en recours de minorité, dont certains étaient auparavant installés au campement du jardin des Chartreux. Selon le collectif, plus de 100 personnes avaient encore été hébergées la veille. Malgré deux demandes adressées à la Métropole et à la Ville de Lyon pour une rencontre en urgence, aucune réponse n’a été obtenue. Le collectif réclame une mise à l’abri immédiate et durable et rappelle que l’Assemblée nationale a voté, le 11 décembre 2025, en faveur de la prise en charge des mineurs. À 10 heures, la police a invité les manifestants à quitter le parvis du gymnase.

Saint-Genis-Laval: consultation publique et enjeux environnementaux autour de la chaufferie biomasse
Une consultation du public est ouverte autour d’un projet d’installation de combustion comprenant une chaufferie biomasse et une chaufferie gaz d’appoint et de secours. Porté par la société Solev pour le compte de la Métropole de Lyon, le projet est implanté au 6, chemin de la Mouche et doit alimenter le futur réseau de chaleur urbain du sud-ouest lyonnais. Sur le plan technique, l’équipement s’inscrit dans un mix énergétique ENR & R (Énergies renouvelables et de récupération), combinant la valorisation de chaleur issue de la station d’épuration d’Oullins-Pierre-Bénite (boues et rejets d’eaux usées), des chaudières au biogaz et une chaufferie biomasse composée de deux chaudières bois, complétées par des moyens d’appoint et de secours. L’objectif est d’assurer une production de chaleur locale, continue et sécurisée, tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles. À terme, ce réseau de 38 kilomètres doit desservir l’équivalent de 14 500 logements sur les communes de La Mulatière, Oullins-Pierre-Bénite et Saint-Genis-Laval, où les travaux de déploiement sont annoncés à partir de fin 2026. La consultation, qualifiée de temps fort de participation réglementaire, permet au public de consulter l’ensemble du dossier du pétitionnaire (études techniques, environnementales et réglementaires) et de formuler observations et propositions via un registre dématérialisé ou lors de permanences du commissaire enquêteur.

Le projet fait toutefois l’objet de critiques portées par l’association Stop enfumage, qui remet en cause le bilan carbone des chaufferies bois sur la durée de la DSP et alerte sur la pression sur la ressource forestière et les émissions locales de particules fines et ultrafines.
Aux États-Unis: arnaque immobilière américaine et condamnation potentielle
Selon le New York Post, un couple américain, Christopher et Raquelle Judge, prétendaient être des experts en rénovation de maison et démarchaient des clients sur les réseaux sociaux. Le couple aurait escroqué près de 4,8 millions de dollars à quarante victimes, en facturant des travaux en dessous du prix du marché et en promettant des résultats irréalistes. Après avoir plaidé coupable, Christopher Judge encourt jusqu’à 20 ans de prison et sa femme jusqu’à 5 ans.
Des témoignages évoquent une succession de malfaçons ayant laissé les maisons dans un état problématique. « C’était une succession de malfaçons », a déclaré l’une des victimes. « Ils sont venus chez nous et se sont vraiment présentés avec un esprit proche de Chip et Joanna Gaines (un couple de rénovateurs sur la télévision américaine) », a expliqué Lane Simmons, une autre victime, qui affirme avoir versé 170 000 euros pour les travaux.