Le projet « Nouvelle traversée de Fourvière », porté par Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli, vise à désengorger le centre-ville de Lyon et à restituer près de 45 hectares d’espaces naturels entre Perrache et Confluence/Oullins-Pierre Bénite. D’environ huit kilomètres d’ouvrage souterrain, il envisage un coût estimé autour de 2 milliards d’euros et une mise en service sur la prochaine décennie. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a exprimé des réserves sur le financement et le calendrier lors d’une apparition sur Public Sénat ce mardi 13 janvier. Les candidats du mouvement Coeur Lyonnais défendent l’initiative, tout en soulignant la nécessité d’étudier finement les aspects techniques et environnementaux et de préciser le tracé et le financement.
À Lyon, le mégatunnel Fourvière et ses chiffres
Le tunnel, d’environ huit kilomètres, serait construit en souterrain entre Tassin/Valvert et Laurent Bonnevay, dans une optique de remplacer le tunnel actuel d’1,8 km et de désengorger le centre-ville. Le coût est estimé à environ 2 milliards d’euros, selon les propositions des candidats Coeur Lyonnais.
Selon les candidats Coeur Lyonnais, les travaux pourraient durer dix années et générer environ 5 000 emplois. Le projet vise notamment à remplacer l’actuel tunnel et à réduire les flux de transit en centre-ville.
Par ailleurs, les objectifs affichés incluent la réduction de l’exposition des habitants à la pollution, l’amélioration de la qualité de l’air et la diminution des nuisances sonores, au bénéfice des espaces naturels évoqués entre Perrache et Confluence/Oullins-Pierre Bénite.
« Il faut peser le pour et le contre, sur le financement, sur la question environnementale, sur l’apport et le temps imparti pour mener un projet de la sorte », a déclaré Philippe Tabarot. « Il y a plus de chances que Lyon remporte la Ligue des Champions avant que l’on soit à l’inauguration », a-t-il ironisé sur le plateau de Public Sénat. « Je n’hésiterai pas à le rencontrer s’il est maire », a-t-il ajouté, et il a précisé qu’il attendait « quel est son tracé, son financement, comment il souhaite passer les étapes environnementales… ».

Réactions officielles et calendrier estimé
Dans un entretien accordé au Progrès début janvier, Jean-Michel Aulas expliquait qu’un tel aménagement impliquerait dix années de travaux, la création de 5 000 emplois, et un coût entre 1,6 et 2 milliards d’euros.
Le ministre Tabarot a rappelé que le gouvernement avait d’autres priorités et qu’il ne connaissait pas les détails du projet, ajoutant qu’il « faut peser à chaque fois le pour et le contre sur le financement de l’opération, la question environnementale, l’apport, le temps imparti pour mener un projet de la sorte ». « J’en discuterai, si jamais il est élu – ce que je lui souhaite -, avec M. Aulas. Mais je pense qu’il y a plus de chances que Lyon remporte avant la Ligue des Champions qu’on soit à l’inauguration du projet (rires) », a-t-il ajouté.
La présentation et les échanges autour du mégatunnel ont été relayés notamment par Public Sénat, qui a notamment publié des échanges et des extraits vidéos évoquant les enjeux et les défis associés à ce chantier d’envergure.
