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Colère des agriculteurs dans le Gers face au Mercosur et à la DNC

par Marie
France

La colère des agriculteurs reste palpable dans le Gers, où les mobilisations s’intensifient autour de l accord Mercosur et de la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Dans la nuit du 12 janvier, des actions ont été menées à Condom et à Samatan, avec un dépôt de ballots de paille sur une demi-chaussée et des perturbations de circulation, provoquant une circulation alternée. Ces actions traduisent un mécontentement persistant face à l’évolution des revenus agricoles et à la perception de mesures publiques jugées insuffisantes. Des inquiétudes s’expriment aussi autour des coûts et des taxes sur l’eau agricole et des réformes des nitrates qui accompagnent les aléas climatiques de l’année 2025.

À Samatan et Condom, des barrages symbolisent la colère des agriculteurs

La Coordination rurale du Gers a rappelé la persistance du malaise. Le barrage du Mona et les blocages autour du giratoire RD930 RD15 RD110 ont illustré une logique de pression sociale et médiatique. Des ballots de paille ont été déposés sur une demi-chaussée près du Lidl de Condom, entraînant une circulation alternée et renforçant le message politique des manifestants.

Dans ce contexte, la question du Mercosur est centrale: les agriculteurs estiment que des prix de revient alignés sur ceux pratiqués dans les pays du Mercosur pourraient être envisageables, mais seulement si les coûts de production français s’alignent sur ces standards. Concernant la dermatose nodulaire contagieuse, la Coordination rurale du Gers réaffirme sa position et demande un arrêt total des abattages, ainsi que la suppression des taxes sur l’eau agricole.

Barrages de ballots de paille sur une route du Gers
Barrages de ballots de paille illustrant le mécontentement agricole dans le Gers.

Soutien syndical et programmation publique

Parallèlement, la Confédération paysanne intensifie sa mobilisation en soutien aux éleveurs. «Nous relançons les maires afin qu’ils soutiennent les éleveurs, notamment en présentant une motion délibérée à Lectoure contre l’abattage total. C’est une démarche républicaine», explique Sylvie Colas, présidente de la Confédération paysanne. Elle affirme également la détermination du syndicat à «lutter contre toute forme d’abattage».

La CR32 et la Coordination rurale du Gers insistent sur le fait qu’elles s’en tiennent à des actions symboliques et non violentes. La CR32 précise qu’elle n’approuve pas les dégradations de radars et qu’elle les voit comme des supports symboliques pour exprimer le mal-être des agriculteurs et alerter sur une situation économique jugée catastrophique pour l’agriculture gersoise. Dans ce cadre, des actions imaginées incluent une projection-débat en collaboration avec Ciné 32 et l’organisation du « Salon à la ferme », prévu du 10 février au 3 mars.

Si certaines actions restent prudentes quant à un éventuel blocage, les organisateurs misent sur un appel au dialogue et sur des échanges publics afin de sensibiliser les élus et le grand public. L’actualité agricole se poursuit avec la perspective d’un dégrèvement total de la taxe foncière sur les propriétés non bâties et une discussion plus large sur les pratiques et les politiques liées à l’agriculture et aux nitrates.

Tracteurs dans les rues, symbole de la colère agricole
Des tracteurs en ville, symbole de la colère des agriculteurs.
Source: https://www.ladepeche.fr/2026/01/13/colere-des-agriculteurs-dans-le-gers-le-mecontentement-persistant-contre-laccord-mercosur-et-la-gestion-de-la-dnc-13159099.php

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