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À Crans-Montana, l’ex-gérant du bar Le Constellation remet en cause les travaux réalisés en 2015 et les implications pour la sécurité, alors que l’enquête sur l’incendie meurtrier du Nouvel An se poursuit. Des éléments publics évoquent des modifications du sous-sol et des questions sur les sorties et les extincteurs, tandis que les responsables du dossier restent sous surveillance judiciaire. Jacques et Jessica Moretti demeurent au cœur des investigations dans ce dossier sensible qui colporte les débats sur les normes de sécurité dans les établissements recevant du public.

À Crans-Montana, l’ex‑gérant s’interroge sur les travaux de 2015
Éric Dosdo, qui tenait Le Constellation de 2005 à 2015, a pris la parole après l’incendie survenu le Nouvel An. Il décrit ce que l’on savait du lieu avant le départ du couple Moretti et rappelle que l’établissement avait des caractéristiques différentes à l’époque. Selon RTS, l’escalier menant au sous-sol a été rétréci lors des travaux de 2015, ce qui a alimenté les interrogations sur l’évacuation en cas de crise.
Des photos fournies par Éric Dosdo montrent que le plafond du sous-sol n’était pas recouvert de mousse acoustique comme certains témoignages l’ont laissé entendre, et que le Constellation ne ressemblait pas à une discothèque selon ses dires. Selon des éléments publiés par la RTS, 34 des 40 victimes ont péri dans l’escalier trop étroit, ce qui alimente les débats sur la sécurité des sorties.
« Je ne comprends pas pourquoi ils ont réduit les escaliers à ce point-là », s’est interrogé Éric Dosdo, évoquant la modification apportée après son départ en 2015. Des détails visibles sur des photos publiées montrent l’évolution du lieu, et les enquêteurs examinent la conformité des extincteurs et des voies de sortie.
Mesures judiciaires et détentions liées à l’enquête
Jacques Moretti a été placé en détention provisoire « pour une durée initiale de trois mois », selon le tribunal du Valais, « en raison de l’existence d’un risque de fuite ». Cette décision a été annoncée après que le parquet eut défendu les éléments justifiant cette privation de liberté.
Dans le cadre de ces procédures, Jessica Moretti fait l’objet de mesures de contrainte, avec interdiction de quitter le territoire helvétique, dépôt de tous ses documents d’identité et de séjour auprès du ministère public, obligation de se présenter quotidiennement auprès d’un poste de police et verser des sûretés adéquates dont le montant sera fixé ultérieurement, selon le Tribunal des mesures de contrainte.
Les autorités précisent que l’enquête demeure active et que les investigations portent sur la sécurité des sorties et les conditions générales du lieu au moment des faits, sans établir pour l’instant de conclusion définitive sur les responsabilités individuelies.
Contexte et chiffres clés de l’incendie
L’incendie du Nouvel An au Crans-Montana a fait 40 morts et 116 blessés, selon les premiers éléments transmis par les autorités et relayés par les médias. Les enquêteurs évoquent notamment le rôle possible d’étincelles de bougies fontaine et d’une mousse acoustique posée au plafond du sous-sol, et ils examinent la nature de cette mousse ainsi que l’accès et le nombre d’extincteurs et la conformité des voies de sortie.
Selon RTS, 34 des 40 victimes ont été retrouvées au pied d’un escalier qui était jugé trop étroit pour permettre une évacuation sûre dans les circonstances de l’incendie. L’enquête se poursuit et plusieurs volets du dossier restent en cours d’instruction.
