La tribune de Marine Tondelier sur la stratégie du PS s’impose comme un nouveau chapitre du duel qui agite la gauche et le gouvernement. La cheffe des Écologistes a déclaré sur Sud Radio qu’elle n’était «pas d’accord» avec la ligne suivie par les socialistes et les a décrits comme la «béquille» du gouvernement de Sébastien Lecornu. Ces propos interviennent dans un contexte politique marqué par le rejet, à l’Assemblée nationale, des motions de censure déposées par La France insoumise et le Rassemblement national contre le gouvernement, en protestation contre la signature prochaine du traité de libre-échange entre l’Union européenne et des pays latino-américains du Mercosur. Le PS, tout en restant critique sur certaines orientations, affirme continuer à échanger avec le gouvernement en vue d’influencer la copie budgétaire et rappelle que le dialogue avait déjà permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites. En dépit de ces désaccords, Marine Tondelier a assuré que son parti travaille avec les socialistes pour les municipales et porte avec eux le projet d’une primaire de la gauche pour la présidentielle de 2027.
À Paris, Marine Tondelier accuse le PS de «béquille» du gouvernement
Sur Sud Radio, elle a insisté: «J’ose imaginer qu’ils ne sont pas alignés politiquement avec le gouvernement, mais ils ont décidé d’être quelque part leur béquille» et elle a ajouté que cela «montre d’ailleurs les fragilités de ce gouvernement qui ne tient plus qu’au bon vouloir des socialistes et à leur esprit de responsabilité qui va quand même, à mon sens, un peu trop loin».
L’Assemblée nationale a ensuite été au cœur de l’actualité: le rejet mercredi des motions de censure déposées par La France insoumise et le RN contre l’exécutif, en réaction à la signature prochaine du Mercosur. À gauche, LFI, la majorité des écologistes et des députés du groupe communiste ont voté celle des Insoumis, mais le PS a refusé de s’y associer. Le PS continue d’échanger avec le gouvernement en espérant influencer la copie budgétaire. Ce dialogue avait déjà permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites. Enfin, Marine Tondelier a répété que, malgré les désaccords, son parti poursuit le travail avec les socialistes pour les municipales et porte, avec eux, le projet d’une primaire de la gauche pour la présidentielle 2027.

Des compromis jugés insuffisants et le rôle des municipales
À gauche, LFI, la majorité des écologistes et les députés du groupe communiste ont voté celle des Insoumis, mais le PS a refusé de s’y associer. Dans ce contexte, les déclarations de Marine Tondelier pointent vers des «compromis» qui, selon elle, «ne vont pas dans le sens des Français» et qui, pour l’instant, ne résolvent pas les tensions entre le parti au pouvoir et les formations de la gauche. Elle a rappelé que le PS avait d’abord écarté tout recours au 49.3 pour faire passer le budget, avant de laisser entendre que «peut-être il va en falloir un quand même parce qu’il faut que ça se termine».
En dépit de ces dissensions, la cheffe des Verts a réaffirmé que son parti continue de dialoguer avec les socialistes pour les échéances municipales et qu’il porte, avec eux, le projet d’une primaire de la gauche pour la présidentielle de 2027, soulignant que l’alliance éventuelle vise à offrir une alternative cohérente face à un exécutif jugé fragile.