Netblocks a signalé samedi une «très légère» reprise de l’activité Internet en Iran après plus de 200 heures de coupure en lien avec le mouvement de contestation. «Les mesures montrent une très légère augmentation de la connectivité en Iran ce matin passé la marque des 200 heures», indique cette organisation sur ses réseaux sociaux. Toutefois «la connectivité générale reste à environ 2% des niveaux habituels et il n’y a pas de signe de reprise significative», ajoute-t-elle. Selon les groupes de défense de droits humains, la coupure d’internet en vigueur depuis le 8 janvier vise à cacher l’ampleur réelle de la répression, qui a fait au moins 3428 morts depuis le début de mouvement fin décembre, selon l’organisation Iran Human Rights (IHR).

Pour parvenir à communiquer avec l’extérieur, des Iraniens ont même fini par franchir la frontière avec la Turquie, selon les ONG et des observateurs. Privé de réseau, le monde a perdu des images et des témoignages de la contestation et le bilan du mouvement reste contesté: l’IHR, basée en Norvège, a indiqué avoir reçu «des témoignages directs horrifiants» faisant état de «manifestants abattus alors qu’ils tentaient de fuir, de l’utilisation d’armes de guerre et de l’exécution en pleine rue de manifestants blessés».
Cette mobilisation contre le régime a débuté à la fin du mois de décembre 2025, au départ contre la chute de la monnaie locale et la hausse du coût de la vie, avant de devenir un mouvement plus global contre le régime politique en place.
En Iran, une reprise très légère de l’Internet observée
Selon Netblocks, la reprise est très légère et la connectivité générale reste faible, tournant autour de 2% des niveaux habituels et sans signe de retour significatif.
Le groupe de surveillance rappelle que la coupure, en vigueur depuis le 8 janvier, vise à masquer l’ampleur réelle des violences et des restrictions sur les communications, même lorsque des signes de rétablissement apparaissent.
Malgré ce signe, les informations indépendantes demeurent difficiles à vérifier sur le terrain.
Réactions des ONG et des défenseurs des droits humains
Les ONG et les défenseurs des droits humains soulignent que le rétablissement partiel de l’accès à Internet ne signifie pas la fin des violences ni la levée des restrictions; ils appellent à un accès libre à l’information et à la protection des civils.
Iran Human Rights et d’autres observateurs appellent à surveiller la situation et à documenter les violences, même lorsque le réseau se rétablit partiellement.
