Raphaël Boukandoura, journaliste français, a été interpellé lundi à Istanbul par la police lors d’un rassemblement organisé par le DEM, parti prokurde, contre l’offensive syrienne dans le nord-est du pays. Selon le DEM, des membres du parti ont également été arrêtés. Reporters sans Frontières (RSF) a confirmé à l’AFP la garde à vue du journaliste, correspondant de plusieurs médias français dont Courrier international et Ouest-France, lors de ce rassemblement. Ouest-France et d’autres médias ont relayé l’information.
Interpellation et déroulé des faits
Selon les informations disponibles, Boukandoura a été interpellé lundi à Istanbul par des agents lors d’un rassemblement du DEM dans le quartier de Sancaktepe, proche de la frontière syrienne. Le DEM, troisième force au Parlement turc, avait organisé l’événement pour dénoncer l’offensive menée par Damas dans le nord-est syrien; plusieurs membres du parti auraient été arrêtés selon les premiers éléments.
La garde à vue a été confirmée lundi soir par RSF, qui précise que Boukandoura est correspondant de plusieurs médias français. «la libération immédiate du journaliste qui ne faisait rien d’autre que son devoir légitime en couvrant cette protestation», insiste le représentant de l’organisation de défense de la presse, Erol Önderöglu. « Ouest-France demande la libération immédiate de Raphaël Boukandoura qui couvrait l’événement », a également réagi le quotidien.

Contexte et réactions
Dans les développements qui suivent, les combats en Syrie et le retrait des forces kurdes des zones sensibles alimentent les inquiétudes sur l’avenir des Kurdes en Turquie, selon les éléments relayés par les sources. Le DEM a dénoncé le «sabotage» des efforts de paix et a demandé la libération immédiate du journaliste, selon RSF et les médias évoqués. RSF a déclaré «la libération immédiate du journaliste qui ne faisait rien d’autre que son devoir légitime en couvrant cette protestation», via son représentant Erol Önderöglu; «Ouest-France demande la libération immédiate de Raphaël Boukandoura qui couvrait l’événement», a aussi réagi le quotidien.
Après plusieurs jours de combats, l’armée syrienne s’est déployée dans les zones où les forces kurdes se sont retirées, ce qui est présenté comme un revers pour les projets d’autonomie kurde, et le gouvernement turc réaffirme son engagement dans le processus de paix avec le PKK, selon les éléments des sources. Le président turc a salué l’offensive et a déclaré qu’aucune tentative de sabotage ne serait tolérée, tandis que les observateurs s’interrogent sur l’impact de ces arrestations sur la liberté de la presse dans le pays.
