Gourou, le thriller de Yann Gozlan porté par Pierre Niney, interroge les mécanismes d’emprise dans le monde des coachs de vie et des gourous modernes. Sur scène et dans les coulisses, le film mêle fascination et inquiétude, en dressant le portrait d’un personnage qui attire puis manipule. En salles dès ce mercredi 28 janvier, l’œuvre se distingue autant par la performance de Niney que par une mise en scène tendue et une partition musicale qui accentue le suspense.
Gourou: un thriller sur le coaching et la manipulation
Le récit suit Matt, coach de vie devenu star sur Internet et dirigeant d’une PME qui vend des programmes pour écrire l’histoire personnelle. Ses séminaires déclenchent des moments d’extase chez ses fidèles et sa méthode est présentée comme bienveillante. Mais derrière cette façade se cache Matthieu Vasseur, qui tient peu à peu à distance son frère et ignore les conseils de sa compagne, tandis qu’un fan insistant complexifie son quotidien et le pousse sur une pente paranoïde. Quand une sénatrice (Léonie Simaga) veut lancer un projet de loi pour encadrer son métier, le monde de Matt commence à s’écrouler.
« Ce que tu veux, c’est que tu es » est répété comme un mantra dans les séquences les plus intenses, rappelant que le pouvoir se joue aussi sur la perception du public.
Le film explore aussi les enjeux d’encadrement du métier par une sénatrice et la fragilité des proches du gourou, qui subissent les répercussions de ses choix.
Une performance magnétique et une mise en scène nerveuse
Le jeu magnétique de Pierre Niney réussit à créer autant l’attraction que la répulsion pour son personnage, aidé par une mise en scène nerveuse de Yann Gozlan, habitué des thrillers, et la bande-son angoissante de Chloé Thévenin.

La mise en scène de Gozlan est décrite comme nerveuse et alignée sur le genre thriller, avec une bande-son signée Chloé Thévenin qui renforce l’angoisse et la tension narrative.
En salles et questionnement sur la fin
Le récit pousse également à s’interroger sur nos attentes envers ces figures charismatiques et sur ce que révèle la fin du film. Le long-métrage Gourou, annoncé en salles dès ce mercredi 28 janvier, affiche une durée de 2 h 06 et propose une approche qui mêle portrait psychologique et commentaire social sans céder à la simple injonction du suspense.