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Des frappes russes en Ukraine ont visé plusieurs régions dans la nuit, faisant au moins 25 blessés, alors que des délégations ukrainienne et américaine se réunissaient à Genève pour tenter de relancer des négociations sur la fin du conflit, entré dans sa cinquième année. Les attaques, menées au moyen de missiles et de drones, ont touché des zones civiles et provoqué des dégâts importants dans plusieurs villes.
Bilan humain et matériel
Les services d’urgence ont fait état d’au moins 16 blessés dans la région de Kharkiv et sa périphérie au nord-est du pays. Dans le sud-est, à Zaporizhia, sept personnes ont également été blessées et des dizaines de bâtiments ont été endommagés.
Les dégâts rapportés incluent notamment :
- 19 immeubles résidentiels touchés à Zaporizhia,
- quatre maisons et plusieurs autres bâtiments endommagés,
- des incendies et des destructions causés par les impacts.
Par ailleurs, deux personnes ont été blessées à Kryvyi Rih. À Kyiv, des frappes matinales ont endommagé un immeuble résidentiel de neuf étages dans le district de Darnytskyi et provoqué des incendies dans une maison et des garages, sans faire de victimes signalées dans la capitale.
Réponse des autorités et protection civile
Les systèmes de défense aérienne ont été activés sur Kyiv pour contrer les raids, selon les responsables locaux. Les autorités ont appelé les habitants à rester dans les abris jusqu’à la fin des alertes.
Depuis plusieurs mois, l’Ukraine subit des raids nocturnes récurrents ciblant non seulement des zones habitées mais aussi des infrastructures énergétiques civiles, aggravant les conditions hivernales pour la population.
Rencontres à Genève entre délégations
Les frappes sont survenues à la veille d’une réunion à Genève entre le négociateur en chef ukrainien et des envoyés américains. L’entretien, préparatoire à une session trilatérale prévue début mars, vise à définir les points qui seront discutés entre Moscou, Kyiv et Washington.
Le président ukrainien a indiqué avoir discuté avec le président américain afin de coordonner les sujets abordés et les préparatifs de la prochaine rencontre. Il a réaffirmé son ambition d’élever les discussions au niveau des dirigeants pour traiter des questions les plus sensibles.
Selon des informations officielles, un représentant russe chargé des affaires économiques devait également se rendre à Genève pour des pourparlers sur des aspects économiques en parallèle des discussions politiques.
Échanges de dépouilles et blocage des négociations
En marge des pourparlers, la Russie a transféré les corps d’environ 1 000 soldats ukrainiens en échange de 35 corps russes, une pratique d’échange de dépouilles déjà observée ponctuellement au cours du conflit. Ces échanges humanitaires n’ont toutefois pas débloqué les négociations politiques.
Les discussions restent bloquées sur des questions territoriales majeures, en particulier le contrôle du Donbass et de la région de Donetsk. Moscou réclamant un contrôle étendu, Kyiv refuse de céder des territoires et exige des garanties de sécurité pour prévenir de futures invasions, position soutenue par la constitution ukrainienne qui interdit la cession de territoire.
Enjeux et perspectives
Malgré la volonté affichée de certains acteurs d’accélérer le processus de paix, les négociations peinent à produire des résultats tangibles. Les divergences sur les garanties de sécurité et le statut des territoires restent des obstacles majeurs.
Alors que la communauté internationale observe de près les pourparlers, la poursuite des frappes russes en Ukraine complique la mise en place d’un climat propice aux concessions. Les prochains rendez‑vous diplomatiques, notamment la réunion trilatérale annoncée début mars, seront déterminants pour l’avenir des discussions.