Accueil ActualitéGenève : Iran et États‑Unis relancent les négociations nucléaires

Genève : Iran et États‑Unis relancent les négociations nucléaires

par Sara
Iran, États-Unis, Oman

À Genève, une nouvelle série de négociations indirectes entre les États‑Unis et l’Iran a débuté, avec pour objectif de régler le long différend sur le programme nucléaire de Téhéran et d’éviter une escalade militaire. Ces pourparlers interviennent dans un contexte de fortes tensions, marqué à la fois par des initiatives diplomatiques régionales et par un renforcement significatif de la présence militaire américaine dans le Golfe.

Efforts diplomatiques à Genève

La délégation iranienne s’est rendue à la représentation d’Oman à Genève pour participer aux discussions. Téhéran affirme participer « sérieusement » et demande des garanties pour protéger ses intérêts et obtenir la levée des sanctions.

Les autorités iraniennes ont souligné que des positions américaines contradictoires compliquent la progression du processus diplomatique. Les responsables indiquent toutefois que le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) est impliqué afin d’appuyer les aspects techniques des échanges.

Selon les informations disponibles, la proposition iranienne présentée à Genève vise à répondre, disent-ils, à toutes les préoccupations américaines sur le programme nucléaire, tandis que Téhéran avertit que le rejet de son offre serait interprété comme un manque de sérieux dans la démarche diplomatique.

Le rôle facilitateur d’Oman et de l’AIEA

Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al‑Busaidi, a multiplié les rencontres avec des émissaires impliqués dans les négociations, en vue de rapprocher les positions. Il a reçu un envoyé du président américain ainsi que d’autres interlocuteurs concernés par le dossier.

Al‑Busaidi a également échangé avec le directeur général de l’AIEA pour aborder les questions techniques liées au programme nucléaire iranien. Oman réaffirme son engagement à faciliter le dialogue et à créer les conditions favorables à un accord durable.

La médiation d’Oman est présentée par ses autorités comme essentielle pour permettre l’examen de nouvelles idées et pour aider les parties à converger vers des garanties jugées viables et pérennes.

Les positions exprimées par Téhéran

Le président iranien a réitéré que l’Iran ne cherche pas à acquérir l’arme nucléaire, se plaçant en cohérence avec la fatwa du guide suprême qui interdit de telles armes. Il a également souligné le droit de la population au protestation pacifique tout en qualifiant les événements de janvier de tentative de déstabilisation du régime.

Par ailleurs, des responsables iraniens ont dénoncé l’ingérence d’acteurs régionaux qu’ils accusent de fomenter les tensions. Le camp iranien met en avant sa volonté d’éviter une guerre majeure au Moyen‑Orient et appelle au pragmatisme durant les négociations.

Un haut conseiller iranien a par ailleurs estimé qu’un accord immédiat était possible, rappelant que le chef de la diplomatie présente dispose du soutien et des mandats nécessaires pour sceller un compromis.

Réactions et discours politiques aux États‑Unis

À Washington, des responsables politiques ont adopté un ton beaucoup plus ferme. Lors de son discours sur l’état de l’Union, un dirigeant américain a accusé l’Iran de relancer son programme nucléaire et de développer des missiles susceptibles, selon lui, de menacer le territoire américain.

Des sénateurs et personnalités conservatrices ont rappelé que la question des capacités balistiques iraniennes reste un point de friction, estimant que Téhéran refuse d’aborder ce volet dans les discussions à Genève. Ils qualifient par ailleurs ces pourparlers de « nouvelle opportunité » de dialogue tout en maintenant une pression diplomatique et militaire.

Un responsable républicain a insisté sur le fait que la possession d’une arme nucléaire par l’Iran ne saurait être permise, martelant que la communauté internationale doit rester vigilante quant aux avancées techniques du programme iranien.

Renforcement militaire américain dans le Golfe

Les négociations se déroulent parallèlement à un renforcement important des forces américaines dans le Golfe et le détroit d’Hormuz. Washington a déployé deux groupes de porte‑avions et leurs capacités d’appui aérien et de frappe, dans un mouvement présenté comme une mise en garde face à toute agression.

Ces mouvements incluent des unités dotées d’avions de combat de dernière génération et de systèmes d’armement avancés, positionnées pour répondre rapidement à des ordres d’intervention. Des responsables militaires américains ont par ailleurs signalé des déplacements stratégiques de bâtiments de la marine dans la région.

Ce mélange de pression militaire et d’efforts diplomatiques illustre la dualité de la stratégie américaine : maintenir la menace coercitive tout en laissant une fenêtre ouverte à la résolution négociée du dossier nucléaire.

Alors que les représentants diplomatiques tentent de rapprocher les positions à Genève, les prochains jours seront déterminants pour savoir si la dynamique technique portée par l’AIEA et la médiation régionale suffiront à désamorcer la crise, ou si la montée des tensions militaires l’emportera.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/2/26/%d8%b9%d8%a7%d8%ac%d9%84-%d8%a7%d9%84%d8%b1%d8%a6%d9%8a%d8%b3-%d8%a7%d9%84%d8%a5%d9%8a%d8%b1%d8%a7%d9%86%d9%8a-%d9%84%d8%a7-%d9%86%d8%b3%d8%b9%d9%89-%d8%a5%d9%84%d9%89

Cela pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire