Table of Contents
Des explosions ont retenti à Téhéran ce jeudi matin alors que l’Iran lançait une nouvelle salve de missiles et de drones vers Israël, provoquant l’activation des défenses anti‑aériennes et l’alerte dans plusieurs régions du pays. Les autorités iraniennes et des médias locaux ont fait état d’explosions entendues également à Bandar Abbas sur la côte du Golfe et à Tabriz, au nord‑ouest. Cette offensive s’inscrit dans une série d’échanges militaires entre Téhéran et Tel‑Aviv survenus ces derniers jours.
Nouvelle salve de frappes iraniennes
La Garde révolutionnaire iranienne a annoncé le lancement de la 19e vague de l’opération dite « al‑wa’d al‑sadiq 4 », présentée comme une opération conjointe visant des sites israéliens et des bases américaines dans la région au moyen de missiles et de drones. Selon les autorités, les tirs ont débuté aux premières heures de la matinée et ont entraîné la mise en alerte des systèmes de défense aérienne iraniens. Des témoins ont signalé des bruits d’explosions dans plusieurs villes, tandis que les autorités locales faisaient état d’interceptions de « cibles hostiles » à l’est de Téhéran.
Alertes et réponses en Israël
En Israël, le Commandement du front intérieur a fait état d’alerte sur une vaste zone, incluant la grande Tel‑Aviv ainsi que des localités du Haut‑Galilée et du doigt du Galilée, après le déclenchement des sirènes. L’armée israélienne a indiqué que ses systèmes de défense aérienne avaient opéré pour intercepter des projectiles détectés comme provenant d’Iran, et elle a demandé aux habitants des zones centrales d’entrer en abri jusqu’à la fin des interceptions. Aucune information immédiate n’a été communiquée concernant des victimes à la suite de cette nouvelle vague.
Incidents le long de la frontière libanaise et mesures locales
Des alertes ont également été déclenchées près de la frontière avec le Liban, notamment dans les localités de Merghaliyot et Manara, après la détection d’une incursion de drone. Plusieurs autres communes du Galilée ont reçu des notifications d’alerte, reflétant la dispersion géographique des menaces perçues. Par ailleurs, le Commandement du front intérieur avait annoncé plus tôt un assouplissement limité de certaines restrictions liées au conflit, autorisant des activités et des rassemblements publics jusqu’à cinquante personnes à compter de jeudi midi.
Représailles et menaces diplomatiques
Au cours des affrontements, des sources ont rapporté qu’une frappe israélienne aurait visé le siège de la radiodiffusion dans la ville de Sanandaj, à l’ouest de l’Iran. En parallèle, un porte‑parole des forces armées iraniennes, le général de brigade Abou Al‑Fazl Shekarchi, a menacé de viser les ambassades israéliennes à travers le monde si l’ambassade iranienne à Beyrouth venait à être attaquée. Il a précisé que, jusqu’à présent, Téhéran s’était abstenu de telles actions « par respect pour d’autres États », mais qu’une réponse élargie serait envisagée en cas de frappe contre ses représentations diplomatiques.
Une escalade persistante
Ces incidents interviennent dans un contexte d’escalade entre les deux pays, marqué par un échange de frappes, de tirs de roquettes et d’attaques aériennes au cours des derniers jours. La multiplication des frappes iraniennes et des réponses israéliennes accroît les risques de propagation du conflit et maintient une forte tension dans la région. Les autorités des pays concernés continuent de surveiller la situation, tandis que la population civile reste exposée aux conséquences de ces affrontements.