Les recherches pour retrouver deux randonneurs singapouriens portés disparus près du mont Dukono, en Indonésie, restaient fortement perturbées dimanche par les éruptions en cours et la pluie, selon les secours locaux. Les autorités indonésiennes craignent que les deux hommes n’aient pas survécu après l’éruption survenue vendredi sur ce volcan de l’archipel des Moluques.
D’après Reuters, les secours ont mobilisé environ 150 personnes et deux drones thermiques pour tenter de localiser les disparus à proximité du cratère. Les équipes ne peuvent toutefois avancer qu’entre deux épisodes éruptifs, dans une zone recouverte de cendres volcaniques et soumise à un risque permanent de nouvelles projections.
Une opération de recherche ralentie par le volcan
Le chef local des secours a expliqué que l’activité du mont Dukono restait suffisamment instable pour imposer des interruptions répétées de l’opération. Reuters rapporte que les équipes concentrent leurs recherches entre 100 et 150 mètres du rebord du cratère, soit à proximité du dernier secteur où les victimes auraient pu se trouver.
Le Guardian et l’Associated Press, via PBS News, confirment que les sauveteurs travaillent dans des conditions jugées dangereuses en raison des panaches de cendres, des reprises d’activité et du terrain très exposé autour du sommet. Les autorités ont indiqué que le moindre regain d’éruption obligeait les équipes à se replier immédiatement pour éviter de nouveaux drames.
Un bilan humain déjà lourd
Selon les informations convergentes de Reuters, du Guardian et de PBS/AP, un premier corps a déjà été retrouvé: celui d’une randonneuse indonésienne. Dix-sept autres personnes ont pu être évacuées, dont plusieurs ressortissants singapouriens. Des survivants ont indiqué aux autorités que les deux disparus singapouriens seraient vraisemblablement morts, mais les secours n’avaient pas encore pu confirmer officiellement leur sort au moment des dernières mises à jour.
Reuters précise par ailleurs que des sacs à dos soupçonnés d’appartenir aux deux disparus ont été retrouvés, ce qui a permis de resserrer la zone de recherche. Les secours utilisent également des drones thermiques pour compenser la faible visibilité causée par les cendres et la météo.
Pourquoi l’affaire soulève des questions de sécurité
Le mont Dukono figure parmi les volcans les plus actifs d’Indonésie. Les autorités volcanologiques maintiennent une zone d’exclusion de 4 kilomètres autour du cratère, rappelée par Reuters et confirmée par les autres sources. Le Guardian souligne que les itinéraires de randonnée avaient été fermés en avril et que les restrictions avaient déjà été renforcées avant l’éruption.
Cette dimension est centrale dans le suivi de l’affaire: le drame ne se limite pas à une catastrophe naturelle, il relance aussi le débat sur le respect des interdictions d’accès autour des volcans actifs dans un pays régulièrement confronté aux risques sismiques et éruptifs.
Ce que l’on sait de l’éruption
Reuters indique que l’éruption initiale de vendredi a projeté un nuage de cendres jusqu’à environ 10 kilomètres d’altitude. L’activité s’est ensuite poursuivie à un niveau plus faible mais suffisamment soutenu pour compliquer toute approche du sommet. PBS/AP ajoute que de nouvelles colonnes de cendres ont encore été observées samedi, tandis que le Guardian mentionne des projections et des reprises d’activité pendant la nuit.
L’Indonésie, située sur la ceinture de feu du Pacifique, compte plus d’une centaine de volcans actifs. Dans ce contexte, les autorités insistent régulièrement sur le respect des périmètres de sécurité, surtout lorsque l’alerte volcanique est déjà élevée.
Ce qui doit se passer maintenant
À court terme, l’évolution de la météo et de l’activité du mont Dukono déterminera la vitesse des recherches. Tant que les éruptions et les pluies se poursuivront, les secours devront continuer à intervenir par fenêtres très limitées. Singapour a indiqué que les survivants de son groupe de ressortissants devaient rentrer au pays dimanche, pendant que les familles des disparus attendent toujours une confirmation formelle.
Les prochaines heures seront donc décisives, mais les autorités restent prudentes: le volcan demeure le principal obstacle à la récupération des victimes et à l’établissement d’un bilan définitif.
