Alain Orsoni, figure du nationalisme corse reconverti dans les affaires et assassiné lundi lors des obsèques de sa mère à Véro (Corse-du-Sud), sera incinéré samedi à Ajaccio. Il doit être incinéré au crématorium d’Ajaccio avant un « rassemblement familial » prévu à Véro, son village familial, sans passage au cimetière où il a été assassiné lundi, a précisé cette source. Âgé de 71 ans, il a été tué lundi vers 16h30 d’une balle unique en pleine poitrine dans « un tir à longue distance », ont indiqué le procureur d’Ajaccio et une source proche du dossier. Il venait d’enterrer sa mère de 91 ans et était entouré de sa famille.

À Ajaccio, incinération prévue samedi
Le tout nouveau Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) a très rapidement annoncé se saisir de l’enquête, « au regard notamment de la qualité de la victime et de son appartenance au milieu corse », en co-saisine avec la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille. Son autopsie a eu lieu mercredi après-midi. Cet ancien militant nationaliste de la première heure avait déjà été visé par un projet d’assassinat en 2008. Son frère Guy avait été assassiné en 1983, prénom qu’il avait donné ensuite à son fils, figure du banditisme corse.
Réputé pour son sens politique et son sang-froid, Alain Orsoni, condamné et brièvement écroué dans plusieurs dossiers, avait quitté la Corse en 1996, en Floride puis au Nicaragua, où il avait des activités dans le secteur des jeux, et en Espagne.
Enquête et saisine du Pnaco
Selon les informations disponibles, le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) a très rapidement annoncé se saisir de l’enquête, « au regard notamment de la qualité de la victime et de son appartenance au milieu corse », en co-saisine avec la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille.
Il s’agit de la première saisine du Pnaco depuis son lancement début janvier.