Arno Klarsfeld, fils des chasseurs de nazis Beate et Serge Klarsfeld, a suscité l’indignation en évoquant sur CNews le lancement de « grandes rafles » en France pour arrêter des étrangers en situation irrégulière, lors d’un débat ce week-end. Il participait à une discussion sur le viol d’une femme de 90 ans à Nice, pour lequel un Tunisien en situation irrégulière a été arrêté. « Si on veut se débarrasser des OQTF, il faut organiser comme fait Trump avec l’ICE des sortes de grandes rafles », a-t-il ajouté, selon plusieurs comptes de l’émission. Des réactions publiques et des démarches ont été annoncées par des députés et des dirigeants de gauche.

Arno Klarsfeld et les propos sur CNews déclenchent l’indignation
Les échanges ont provoqué des condamnations et des analyses politiques. Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a réagi en affirmant: « Dites-moi que c’est un fake, dites-moi que ce n’est pas possible », sur X. Des critiques et des avertissements juridiques se sont multipliés, certains parlant d’une provocation à la discrimination et à la haine, et évoquant la possibilité de poursuites.
Réactions et démarches institutionnelles
Des députés et des responsables ont annoncé des actions. Des démarches ont été engagées auprès de l’Arcom et de la procureure de la République, et des avertissements juridiques ont été évoqués sur le cadre légal autour de l« OQTF ». « Arno Klarsfeld, descendant de personnes raflées et déportées, appelle en direct à la télévision à la rafle et à la capture d’étrangers présents sur le territoire français. Dans quel état de folie ce pays est-il en train de sombrer ? », a questionné Mathilde Panot, cheffe des députés Insoumis.
Contexte historique et clarifications sur le vocabulaire
Arno Klarsfeld, juriste de 60 ans, a rappelé son rôle dans la lutte contre l’impunité des anciens nazis et a décrit les distinctions entre l’arrestation d’étrangers qui ont commis des crimes et leur éventuel renvoi, et des actes qui, historiquement, évoquent des atrocités. « Sur le mot « rafle », il suffit de se rapporter au dictionnaire, et ce n’est pas la même chose d’arrêter des étrangers qui ont commis des crimes et de les renvoyer éventuellement chez eux que de s’emparer d’enfants juifs et de les envoyer à Auschwitz où ils seront gazés », a-t-il déclaré. Des réactions contrastées ont suivi, reflétant un débat sur le vocabulaire et les responsabilités médiatiques.