More

    Bangladesh fixe l’élection au 12 février et un référendum national

    Bangladesh, Inde

    Les autorités du Bangladesh ont fixé la date de la prochaine élection parlementaire au 12 février, a annoncé le chef de la commission électorale, AMM Nasir Uddin. Le même jour se tiendra également un référendum national sur un plan de réformes constitutionnelles et institutionnelles baptisé la « Charte de juillet ».

    Calendrier officiel et portée du scrutin

    AMM Nasir Uddin a confirmé la date lors d’une allocution télévisée, précisant que le vote concernera les 300 sièges du parlement. Le rendez-vous électoral marquera le premier scrutin national depuis le soulèvement étudiant qui, l’année précédente, avait abouti au départ de l’ancienne première ministre Sheikh Hasina.

    Les autorités ont indiqué que près de 128 millions d’électeurs pourront voter dans plus de 42 000 bureaux de vote répartis à travers le pays.

    Référendum sur la « Charte de juillet »

    Le référendum décidera si la « Charte de juillet », rédigée immédiatement après l’insurrection de masse, doit servir de base pour restructurer les institutions de l’État.

    • La Charte propose de réduire les pouvoirs exécutifs.
    • Elle vise à renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire.
    • Elle prévoit de consolider l’indépendance de la commission électorale.
    • Elle cherche à empêcher l’instrumentalisation politique des forces de l’ordre.

    Le gouvernement intérimaire estime que l’adoption de ces réformes est cruciale pour rétablir des normes démocratiques et prévenir les abus institutionnels.

    Contexte politique et tensions

    La transition reste instable. Le gouvernement intérimaire, dirigé par le lauréat du prix Nobel Muhammad Yunus, fait face à de nouvelles manifestations réclamant l’accélération des réformes politiques et institutionnelles promises après le départ de Hasina.

    Le parti de Sheikh Hasina demeure exclu de la course électorale et ses dirigeants ont averti que les troubles pourraient s’intensifier à mesure que la campagne progresse.

    Réactions des principaux acteurs

    Muhammad Yunus a présenté le calendrier électoral comme une étape décisive pour le pays. Selon lui, le Bangladesh a « franchi un jalon important » dans son parcours démocratique depuis le soulèvement historique.

    Parmi les forces en lice, le Bangladesh Nationalist Party (BNP) de l’ancienne première ministre Khaleda Zia apparaît comme un acteur central de la compétition électorale.

    • Le BNP se positionne comme une alternative libérale et démocratique dans l’après-Hasina.
    • Jamaat-e-Islami fait son retour en politique électorale après la levée d’une interdiction liée à une décision judiciaire de 2013.
    • Un nouveau mouvement, le National Citizen Party, issu des leaders étudiants du soulèvement de 2024, peine à transformer sa mobilisation de rue en base électorale nationale.

    Démission annoncée du président

    La transition s’est envenimée jeudi après l’annonce de la démission prochaine du président Mohammed Shahabuddin, nommé sous la présidence de Hasina.

    Il a déclaré à l’agence Reuters son intention de quitter ses fonctions avant la fin de son mandat, évoquant un sentiment d’humiliation vis-à-vis du gouvernement de Yunus.

    Enjeux pour les électeurs

    Les électeurs se concentrent principalement sur quelques priorités clés :

    • Restaurer la gouvernance démocratique et la stabilité politique.
    • Relancer l’industrie essentielle des vêtements d’exportation, moteur de l’économie nationale.
    • Réévaluer les relations avec l’Inde, qui se sont tendues après la fuite de Hasina vers ce pays à la suite du bouleversement politique.

    L’issue du vote et du référendum déterminera le cadre institutionnel et la trajectoire politique du Bangladesh pour les années à venir.

    Lectures complémentaires

    Pour mieux comprendre le contexte et les acteurs impliqués :

    • Analyse : la victoire du mouvement étudiant du Bangladesh
    • Portrait : pourquoi Muhammad Yunus envisageait de démissionner
    • Décision de justice : Jamaat-e-Islami autorisée à revenir en politique
    • Contexte : comment les protestations de la génération Z ont renversé Sheikh Hasina
    • Analyse politique : le BNP cherche à incarner une alternative post-Hasina
    source:https://www.aljazeera.com/news/2025/12/11/bangladesh-sets-february-election-after-year-of-political-upheaval

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici


    Actualités

    L’acteur de Friends, Matthew Perry, décède à 54 ans

    "Matthew Perry, célèbre pour son rôle de Chandler Bing dans Friends, décède à 54 ans. Acteur très apprécié, sa mort suscite l'émotion mondiale."

    Entité sioniste déploie des navires de guerre en Mer Rouge selon un expert militaire

    Entité sioniste déploie des navires de guerre en Mer Rouge pour contrer les Houthis au Yémen, une manœuvre vue comme une démonstration de force envers l'Iran.

    L’affaire des SMS entre Pfizer et la Commission européenne : ce qu’il faut savoir

    En avril 2021, le New York Times a révélé...

    Banque suisse : Credit Suisse en chute libre après la faillite de la SVB

    L'action de Credit Suisse a dévissé de plus de...

    Le Retour de Microsoft avec Bing et Edge : Une Menace pour Google ?

    Depuis moins de trois mois, ChatGPT a déjà créé...

    Silence de la Chine sur l’Iran : quelles priorités ?

    Le silence de Pékin face aux attaques contre l'Iran révèle que la priorité de la Chine est Taïwan et ses intérêts économiques, pas un soutien militaire.

    CAF attribue l’AFCON 2025 au Maroc, le titre retiré au Sénégal

    La FRMF salue la décision de la CAF d'attribuer au Maroc l'AFCON 2025, retiré au Sénégal, une décision contestée et susceptible d'appel.

    Guerre US-Israël-Iran : pas de vainqueur, vers un cessez‑le‑feu

    Le conflit US-Israël/Iran n'aboutira pas à un vainqueur clair. Scénario probable : cessez-le-feu progressif, enquêtes régionales et médiation internationale.

    Iran entre guerre et paix : dilemme stratégique et menace régionale

    Dilemme iranien : capacités militaires limitées, influence régionale via proxies, sanctions et risque d'escalade avec les États-Unis, Israël et les pays du Golfe.

    Israël : frappes massives au sud du Liban, dizaines de morts

    Frappes israéliennes au Liban : dizaines de morts, hôpitaux endommagés et plus d'un million de déplacés, inquiétude internationale.

    Washington envisage d’envoyer des milliers de soldats en Iran

    Reuters: Washington étudie d'envoyer des milliers de soldats en Iran, élargissant les options militaires et évoquant une possible intervention terrestre.

    Politico : la Maison-Blanche commercialise la guerre contre l’Iran en ligne

    Politico révèle comment la Maison-Blanche a promu la guerre contre l'Iran via TikTok et vidéos virales, provoquant polémique au sein des armées et du Congrès.

    Oman met en garde: Washington piégée dans une guerre non voulue

    Le ministre d'Oman alerte: Washington entraînée dans une guerre qui n'est pas la sienne; il appelle au retour des négociations pour stabiliser le Golfe.

    à Lire

    Categories