Les élections municipales à Bordeaux 2026 s’annoncent serrées entre une majorité écologiste en place et une opposition qui s’est reconstruite. Six ans après l’arrivée de Pierre Hurmic, le maire écologiste cherche un second mandat en défendant son bilan sur la transition écologique, les mobilités et l’aménagement urbain. Face à lui, l’union de la droite et du centre se présente derrière Thomas Cazenave, tandis que des candidatures hors partis et des divisions à gauche pèsent sur le scrutin.

À Bordeaux, les candidats et les alliances se dessinent
Parmi les candidatures confirmées, Pierre Hurmic (Les Écologistes) cherche un second mandat et peut compter sur une base écologiste et de gauche, aujourd’hui plus fragmentée qu’en 2020. Thomas Cazenave (Renaissance) porte une liste d’union autour de la droite et du centre, visant à offrir une alternative à la majorité sortante. Philippe Dessertine, qui se présente hors partis, a déclaré « Je ne suis pas un professionnel de la politique, je suis société civile », lors de l’annonce de sa candidature.
À gauche, Nordine Raymond (La France insoumise) se lance seul, acte de rupture avec la majorité écologiste; Philippe Poutou (NPA – anticapitalistes) mènera aussi une liste radicale et d’autres formations d’extrême gauche seront présentes, confirmant une dispersion inédite. À l’extrême droite, Julie Rechagneux (RN) et Virginie Bonthoux-Tournay (Reconquête) mèneront des listes distinctes, ce qui pourrait diviser l’électorat.
Sondages et dynamiques du scrutin
Le dernier sondage en date a été publié en novembre 2025, à plus de quatre mois du premier tour des municipales de mars 2026. Commandée par Renaissance et réalisée par OpinionWay, l’étude laisse entrevoir un duel entre Pierre Hurmic et Thomas Cazenave à Bordeaux. Le maire sortant arriverait en tête du premier tour avec environ 35 % des intentions de vote, devant Cazenave crédité d’environ 31 %. Selon ce sondage, Nordine Raymond (LFI) pourrait franchir le seuil des 10 % tout comme Philippe Dessertine (Société civile), ouvrant la voie à un second tour à quatre listes. Comme partout, la sécurité est un thème central et la droite et le centre promettent de renforcer les moyens consacrés à la tranquillité publique.