Une fermeture de l’usine Bosch de Moulins-Yzeure a été annoncée ce mardi lors d’un comité social et économique extraordinaire. Le site, spécialisé dans les systèmes ESP pour l’aide à la conduite et racheté en 1996, emploie environ 265 à 270 salariés selon les sources. Le calendrier prévoit une cessation d’activité d’ici fin 2026, avec une négociation d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) qui commencerait en février et des premiers licenciements prévus dès septembre. Cette annonce s’inscrit dans une dynamique de contraction industrielle dans l’Allier, où d’autres fleurons ont été touchés ces dernières années.
À Moulins-Yzeure, Bosch confirme la fermeture de son site ESP
Dans un contexte de marché automobile qui se replie et de transformation technologique, Bosch indique que l’activité d’équipement automobile en France est sous pression et traverse des défis structurels.
La direction évoque un net recul attendu du marché européen des programmes ESP dans les années à venir et affirme qu’elle envisage de fermer l’usine européenne d’ESP à Moulins, d’ici fin 2026.
“Dans ce contexte, elle envisage de fermer son usine européenne d’ESP à Moulins, en France, d’ici fin 2026. Cette usine, qui ne produit actuellement qu’un seul produit et emploie 265 personnes, devrait être fortement sous-utilisée très prochainement en raison de la faiblesse du marché.”
Le site emploie 265 personnes et la différence entre 265 et 270 postes illustre les variations des chiffres citées selon les sources.

Contexte local et réactions syndicales dans l’Allier
Cette annonce intervient dans un département qui a subi de nombreuses difficultés industrielles ces dernières années et qui cherche à préserver son tissu économique local.
”C’est une catastrophe de plus”, déclare le représentant CGT de l’Allier, rappelant que l’Allier a perdu près de “ 3000 emplois industriels” en 15 ans.
Le CGT dénonce un manque de souveraineté industrielle et appelle l’État à assumer ses responsabilités, en particulier face aux aides publiques accordées au secteur.
Le syndicat souligne aussi que Bosch a perçu des aides publiques et s’interroge sur leur efficacité à long terme, tandis que d’autres sites du groupe restent menacés dans la région.
« On a arrosé pendant des années les entreprises d’aides publiques. Bosch en a touché des centaines de milliers, même des dizaines de millions d’euros », affirme le syndicat CGT.

Les négociations du Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) devraient débuter en février, avec des licenciements potentiels à partir de septembre. Bosch affirme que ces décisions ne sont pas prises à la légère et cherche des solutions socialement acceptables, tout en rappelant le contexte de volumes faibles et de sous-utilisation attendue du site.