La bureaucratie est un sujet qui suscite de plus en plus de préoccupations, y compris en Suisse. Alors que des pays comme l’Argentine et les États-Unis prennent des mesures pour réduire leur bureaucratie, l’Union européenne commence également à faire des progrès dans ce domaine. Quelles implications cela peut-il avoir pour la Suisse ?
La montée de la bureaucratie en Suisse
Dans les années passées, la régulation en Suisse a atteint des niveaux que beaucoup trouvaient surprenants. Les nouvelles réglementations, comme le bouchon de bouteille en PET fixe, illustrent comment la bureaucratie impacte notre quotidien. Cependant, d’autres mesures, comme celles touchant à la durabilité, sont moins visibles mais tout aussi importantes.
Les coûts de la bureaucratie
Le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) a récemment évalué le coût de la bureaucratie pour les PME suisses, révélant un chiffre alarmant : plus de 6 milliards d’euros par an, un montant supérieur à celui alloué à la défense nationale. Ce coût croissant s’accompagne d’une expansion disproportionnée du secteur public par rapport au secteur privé, avec des villes comme Zurich, Bâle et Berne ayant vu leurs effectifs administratifs augmenter de plus de 20 % depuis 2011.
Les défis de l’administration publique
Cette croissance rapide des effectifs dans le secteur public indique que les structures administratives ne s’adaptent pas efficacement aux changements sociaux et technologiques. Une étude interne à Zurich a mis en lumière des problèmes tels que des « ambiguïtés, duplications et inefficiences » dans l’administration. Pourtant, la volonté de la politique locale d’aborder ces questions semble limitée.
Solutions envisagées
Pour remédier à cette situation, une idée a émergé : introduire une « semaine de désencombrement » au sein du gouvernement. Semblable à un nettoyage de printemps, cette initiative viserait à consacrer une session annuelle à l’élimination des structures obsolètes et à la réorganisation administrative. Cela pourrait être complété par la participation des citoyens via un formulaire en ligne pour soumettre leurs idées.
Une réponse suisse pragmatique
Au lieu de suivre des approches radicales, comme celles observées à l’étranger, la Suisse pourrait bénéficier d’une approche plus réfléchie et institutionnelle. Une semaine de désencombrement serait une solution typiquement suisse, incorporant des éléments de démocratie directe avec la participation citoyenne.