Des frappes aériennes israéliennes ont visé dans la nuit la banlieue sud de Beyrouth, tandis que le Hezbollah a annoncé une série d’attaques contre des positions et des rassemblements de soldats israéliens le long de la frontière sud du Liban. Les affrontements s’inscrivent dans une escalade régionale qui a déjà entraîné d’importantes pertes humaines et des déplacements massifs depuis le début du mois de mars.
Bombardements Beyrouth et frappes locales
Selon des témoins et des correspondants sur place, l’aviation israélienne a mené au moins sept raids sur la banlieue sud de Beyrouth au cours de la nuit. Par ailleurs, une frappe a touché tôt mardi la localité d’al-Burghliya, dans le gouvernorat de Tyr, et une autre a endommagé un appartement dans la région de Bchamoun, au Mont-Liban.
En parallèle, l’armée israélienne a renouvelé son avertissement demandant l’évacuation de larges secteurs de la banlieue sud, faisant monter d’un cran la pression sur les civils présents dans ces quartiers.
Riposte revendiquée par le Hezbollah
Le Hezbollah a déclaré, dans un communiqué rendu public mardi à l’aube, avoir frappé un rassemblement de soldats israéliens dans la zone de la « Porte de Fatima » à Kafr Kila, au sud du Liban. Le mouvement a également annoncé des attaques contre des batteries d’artillerie et un radar militaire, ainsi que l’emploi de drones de type « suicide » contre plusieurs positions ennemies.
Au total, le Hezbollah a affirmé avoir mené la veille 54 actions offensives, visant notamment des casernes, des bases et des points d’appui le long de la frontière nord d’Israël.
- Visées de batteries et rassemblements de troupes en zone frontalière ;
- Attaques contre des positions près de Naqoura et autour du bâtiment communal de certaines localités ;
- Frappes revendiquées contre des implantations et sites militaires dans le nord d’Israël, y compris des localités frontalières.
Sirènes, barrages et mouvements de troupes
Des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs localités de la Galilée occidentale en Israël, témoignant d’une montée des tensions sur la ligne de front. Par ailleurs, des attaques par drones ont été signalées contre une caserne près de Nahariya.
De son côté, l’aviation israélienne a poursuivi ses frappes contre des infrastructures dans le sud du Liban, ciblant notamment des axes de communication et des points stratégiques.
Arrestations et allégations de l’armée israélienne
L’armée israélienne a annoncé avoir appréhendé des combattants du Hezbollah opérant au sud du Liban, précisant que les personnes arrêtées auraient préparé des positions de lancement pour des roquettes antichars et envisagé des tirs vers des localités du nord d’Israël. Selon le communiqué militaire, les détenus se seraient rendus et étaient en possession d’armes et de matériels de combat.
Parallèlement, le gouvernement israélien a ordonné des mesures visant à réduire les capacités de transit dans le sud libanais, avec l’instruction de neutraliser plusieurs ponts franchissant le fleuve Litani, axe stratégique reliant le Sud à la capitale et à la Bekaa.
Un conflit aux répercussions régionales
Cette flambée d’affrontements intervient alors que la confrontation plus large entre Israël, soutenu par certains alliés, et des acteurs régionaux s’est étendue ces dernières semaines. Le conflit, en évolution depuis début mars, a provoqué un lourd bilan humain et des déplacements massifs de populations au Liban et dans les zones touchées.
Les nouvelles opérations sur la frontière israélo-libanaise rendent incertaines les perspectives de désescalade, alors que les deux camps maintiennent des actions offensives et des mesures de sécurité renforcées.