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    Des clauses secrètes dévoilées pour la paix en Ukraine

    # Des clauses secrètes dévoilées pour la paix en Ukraine

    <section>
    <h2>Un accord de paix esquissé peu après l’invasion</h2>
    <p>La presse française, Lofigaro, a révélé que, peu après l’invasion russe de l’Ukraine, les négociateurs des deux camps ont rédigé un accord de paix dans un document de 17 pages. Ce document a été consulté par le journal allemand « Die Welt » et reste pertinent malgré plus de deux années de conflit.</p>
    <p>Dans un article signé par Grégo Schöung dans « Die Welt », on apprend qu’une résolution pacifique aurait pu être atteinte quelques semaines après le début de la guerre en Ukraine. Une ébauche d’accord avait été négociée par les parties belligérantes jusqu’au 15 avril 2022.</p>
    </section>

    <section>
    <h2>Les grandes lignes de l’accord</h2>
    <p>Selon le document original, Kiev et Moscou s’étaient mises d’accord sur les conditions de fin de guerre, ne laissant que quelques points à négocier. Ces points devaient être discutés entre les présidents Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky lors d’un sommet qui n’a jamais eu lieu.</p>
    <p>Avec les succès militaires croissants de l’Ukraine, la Russie a accepté de réviser certaines de ses positions. Ces évolutions ont conduit aux premières négociations directes à Istanbul, ravivant l’espoir d’une résolution rapide du conflit. Les deux parties ont immédiatement commencé à rédiger un accord.</p>
    </section>

    <section>
    <h2>Neutralité permanente</h2>
    <p>Les belligérants ont réussi à convenir des grandes lignes du traité : selon l’article premier du projet, l’Ukraine s’engageait à une « neutralité permanente », renonçant à toute adhésion à une alliance militaire, notamment l’OTAN. Treize sous-points définissaient cette neutralité.</p>
    <ul>
    <li>L’Ukraine ne devait ni recevoir, ni produire, ni acquérir d’armes nucléaires.</li>
    <li>Aucune force ou arme étrangère ne serait présente sur son territoire.</li>
    <li>Sa infrastructure militaire, y compris les aéroports et ports, ne serait liée à aucun autre pays.</li>
    <li>L’Ukraine renoncerait à organiser des manœuvres militaires avec des forces étrangères.</li>
    <li>L’Ukraine s’engageait à ne pas participer à tout conflit militaire.</li>
    </ul>
    </section>

    <section>
    <h2>Garanties de sécurité</h2>
    <p>En échange, la Russie promettait de ne plus attaquer l’Ukraine, sous la garantie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies : États-Unis, Royaume-Uni, France, Chine et Russie elle-même.</p>
    <p>L’article 3 de la document laissait la voie libre à une adhésion de Kiev à l’Union européenne. L’article 5 prévoyait un mécanisme similaire à une clause d’assistance de l’OTAN en cas d’attaque armée contre l’Ukraine.</p>
    </section>

    <section>
    <h2>Le droit à la défense</h2>
    <p>En cas d’attaque armée contre l’Ukraine, les pays garants devaient aider Kiev à exercer son droit à la défense dans un délai de trois jours. Cette aide pouvait prendre la forme d’une « action commune » de certains ou de tous les pays garants.</p>
    <p>Les garanties de sécurité demandées en 2022 nécessitaient ensuite l’approbation des États-Unis, de la Chine, du Royaume-Uni, et de la France, avec possibilité d’inclure la Biélorussie et la Turquie si la Russie et l’Ukraine le souhaitaient. Le but était d’utiliser l’accord comme base pour les négociations multilatérales.</p>
    </section>

    <section>
    <h2>La présentation des demandes ukrainiennes</h2>
    <p>L’Ukraine a présenté ses demandes lors d’une réunion des négociateurs le 29 mars 2022 à Istanbul, sous la médiation du président turc Recep Tayyip Erdoğan. Après discussions, les délégations des deux pays ont rédigé un accord le 15 avril lors de négociations en ligne.</p>
    </section>

    <section>
    <h2>Mécanisme de protection</h2>
    <p>L’article 8 stipule que la Crimée et le port de Sébastopol étaient exclus des garanties de sécurité, reconnaissant de facto le contrôle russe sur la péninsule. Le document ne précise pas quelles parties de l’est de l’Ukraine devaient être protégées, bien que Kiev semblait accepter d’exclure certaines zones des régions de Donetsk et Louhansk. Le traçage des frontières devait être défini par Poutine et Zelensky.</p>
    </section>

    <section>
    <h2>Désarmement ukrainien</h2>
    <p>Lors des négociations, la Russie a accepté de retirer ses troupes d’Ukraine, mais pas de la Crimée ni des zones du Donbass exemptées des garanties. Les détails du retrait devaient être discutés entre les chefs d’État. Moscou demandait aussi à Kiev de réduire son armée à 85,000 soldats. Kiev proposait de maintenir une force de 250,000 soldats, créant un désaccord sur le nombre d’équipements militaires (tanks, blindés, artillerie, avions, et navires).</p>
    </section>

    <section>
    <h2>Conclusion</h2>
    <p>Poutine et Zelensky devaient résoudre ces points de désaccord lors d’un sommet, mais après Istanbul, Moscou a fait de nouvelles demandes que Kiev a refusées. Parmi celles-ci figurait l’officialisation de la langue russe, la levée des sanctions réciproques et l’annulation des plaintes devant les tribunaux internationaux.</p>
    <p>Après plus de deux ans de guerre, l’accord demeure pertinent. Un membre de la délégation ukrainienne de l’époque a confié à « Die Welt » : « C’était le meilleur accord que nous pouvions obtenir ». On estime que les présidents devaient signer le document en avril 2022, mais l’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson a encouragé l’Ukraine à continuer le combat, ce qu’il a nié ensuite.</p>
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