Le gouvernement français va émettre un avis négatif sur la proposition de loi visant à relancer des projets d’énergies fossiles en outre-mer, déposée au Sénat pour examen à la fin janvier. Selon la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, « Il y a une décision du gouvernement qui est d’émettre un avis négatif sur cette PPL », a-t-elle déclaré à des journalistes. « Soutenir cette proposition de loi, ça rendrait la position de la France intenable à l’international », a-t-elle ajouté. Le texte, porté par le sénateur guyanais Georges Patient et soutenu par le groupe RDPI, vise à lever l’interdiction de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures en outre-mer. Du côté des ministères, le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a précisé que Bercy serait défavorable à ce texte, et la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, voit des éléments économiques à prendre en compte. La proposition a été adoptée en commission au Sénat la semaine précédente et son examen en séance publique est prévu le 29 janvier.

Position du gouvernement et dynamiques internes
Le gouvernement confirme son intention d’émettre un avis négatif sur la PPL présentée par Georges Patient. « Il y a une décision du gouvernement qui est d’émettre un avis négatif sur cette PPL », a affirmé Monique Barbut à des journalistes. « Soutenir cette proposition de loi, ça rendrait la position de la France intenable à l’international », a-t-elle ajouté. Le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a précisé que Bercy serait défavorable au texte, et Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, y voit des éléments économiques à prendre en compte. Le texte avait été adopté en commission au Sénat la semaine précédente et son examen en séance publique est prévu le 29 janvier.

Enjeux environnementaux et réactions locales
Des ONG environnementales et des associations locales soulignent que relancer l’exploitation des hydrocarbures comporte des risques pour les écosystèmes et les engagements climatiques. Des inquiétudes persistent notamment en Guyane, où le développement économique est lié à l’exploitation des ressources fossiles. Pour certains acteurs, ces questions peuvent cohabiter avec des perspectives d’emploi et d’investissement régional, mais le sujet demeure controversé dans le cadre du Sénat et des discussions publiques.