Homme tué par la police de l’immigration à Minneapolis, Alex Pretti, infirmier de réanimation âgé de 37 ans, est mort après une altercation samedi avec des agents fédéraux. Sa mort survient dans un contexte déjà tendu autour des interventions de l’ICE et après la détention d’un autre incident impliquant l’agence dans la même ville. Des proches décrivent un homme soucieux des autres et prévenant, et ses collègues évoquent « un collègue formidable et un très bon ami », qui « avait toujours le sourire aux lèvres ».
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Qui était Alex Pretti et le contexte à Minneapolis
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Alex Pretti est décrit comme un infirmier d’un service de réanimation. Divorcé, il vivait seul avec son chien et faisait des heures supplémentaires pour pouvoir acheter une maison et une nouvelle voiture, selon ses proches. « Il se souciait profondément des gens et il était très bouleversé par ce qui se passait à Minneapolis et dans tous les États-Unis avec l’ICE, comme des millions d’autres personnes », a déclaré son père, Michael Pretti, à l’Associated Press. « Il détestait que les gens détruisent la planète. Il aimait le plein air… Il aimait ce pays, mais il détestait ce que les gens lui faisaient subir », a ajouté sa mère, Susan Pretti. Ses collègues, interrogés par le New York Times, décrivent « un collègue formidable et un très bon ami », qui « avait toujours le sourire aux lèvres ». Auprès de CNN, son voisin Chris Gray se souvient d’Alex Pretti comme d’un « travailleur », qui « faisait partie intégrante de ma communauté, tout comme les immigrants et beaucoup d’autres personnes qui représentent notre quartier. »
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Le récit rappelle aussi le contexte politique: plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés dans un parc de Minneapolis samedi soir, et des rassemblements ont été signalés dans d’autres villes. Le gouverneur démocrate Tim Walz a réclamé que l’enquête soit chapeautée par les autorités locales, et non fédérales, déclarant « On ne peut pas se fier à l’État fédéral ». Côté républicain, le sénateur Bill Cassidy a appelé à une enquête conjointe, locale et fédérale, sur cet épisode « incroyablement perturbant » et a estimé que « la crédibilité de l’ICE et du DHS sont en jeu ».
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Réactions et manifestations
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Comme elle l’avait fait après la mort de Renee Good, l’administration Trump a aussitôt affirmé que l’homme s’apprêtait à mettre en danger les agents: « Il était là pour se livrer à la violence », a déclaré à la presse la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem, tandis que le conseiller de la Maison Blanche, Stephen Miller, a qualifié Alex Pretti d’« assassin », dans un message relayé par le vice-président JD Vance.
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Malgré ces allégations et un appel au calme de la police locale, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés dans un parc de Minneapolis, et des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes, de New York à Los Angeles. Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a appelé le président à mettre fin aux opérations de l’ICE dans sa ville et à « rétablir la paix ». Tim Walz a quant à lui demandé à Donald Trump de « retirer immédiatement du Minnesota les milliers d’agents violents et non formés. Maintenant. » Maria, une habitante de 56 ans, a déclaré être venue « soutenir les gens qui manifestent pacifiquement » et leur apporter des chauffe-mains, soulignant que la situation restait en « escalade ». Vendredi, des milliers de personnes avaient déjà défilé dans le centre de Minneapolis pour protester contre les opérations antimigrants de l’ICE.
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Éléments de preuve et suites pour l’enquête
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Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux et dont l’authenticité a été confirmée par les autorités montre plusieurs agents avec des gilets siglés « Police » lutter pour amener une personne au sol, puis la frapper plusieurs fois. Un tir résonne, les agents s’écartent de l’homme allongé dans la rue, et tirent à plusieurs reprises sur lui. Dans un communiqué publié par les médias américains, les parents d’Alex Pretti ont accusé l’administration Trump de répandre « des mensonges écœurants » sur leur fils, « un être au grand cœur ».
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Selon le DHS, l’homme était armé d’un pistolet et avait « violemment résisté » avant qu’un agent « craignant pour sa vie » ne tire. Sur X, le DHS a publié une photo de l’arme présumée. Mais selon une analyse des images réalisée par le média d’investigation Bellingcat, « quelques instants avant que le premier coup ne soit tiré », on voit l’un des agents s’éloigner avec un pistolet semblable à l’arme montrée par le DHS. Ensuite, « deux agents différents tirent manifestement avec leurs armes et au moins dix coups sont tirés au total », poursuit Bellingcat, « la plupart » alors que « l’homme était déjà allongé au sol immobile ». Le chef de la police de Minneapolis, Brian O’Hara, a indiqué qu’Alex Pretti habitait la ville, possédait un permis de port d’arme et n’était pas connu de la police.
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Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a appelé le président à mettre fin aux opérations de l’ICE dans sa ville et à « rétablir la paix ». La ville est sous tensions depuis la mort de Renee Good, devenue un symbole des excès dont est régulièrement accusée l’ICE. Dénonçant « de nouveaux tirs atroces », Tim Walz a demandé à Donald Trump de « mettre fin à cette opération » : « retirez immédiatement du Minnesota les milliers d’agents violents et non formés. Maintenant. » Maria, une habitante de 56 ans, a dit être venue « soutenir les gens qui manifestent pacifiquement » et leur apporter des chauffe-mains, alors que la température est descendue sous les -20°C. Vendredi, des milliers de personnes avaient déjà défilé dans le centre de Minneapolis pour protester contre les opérations antimigrants de l’ICE.