Le président national de la Coordination rurale, Bertrand Venteau, a été entendu par la gendarmerie de Limoges sur des propos jugés menaçants envers les écologistes, tenus en novembre lors de son élection à Auch. Arrivé en milieu d’après-midi, il a été accueilli par des soutiens et des tracteurs devant la caserne de Haute-Vienne. Le parquet d’Auch avait ouvert une enquête pour provocation publique, non suivie d’effet, à commettre un crime ou un délit. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a dénoncé la violence de ces propos et les critiques d’élus et d’associations écologistes se sont multipliées.
Audition et propos controversés
Selon plusieurs témoignages, Venteau est arrivé à la gendarmerie ce lundi et a déclaré être serein. « Ça va être un mauvais moment à passer mais ça va se faire », a-t-il déclaré, alors qu’il était accueilli par une cinquantaine de soutiens et des tracteurs placés devant la caserne. Il a répété : « Je ne changerai pas de ton, celui de la base qu’on porte plus haut, et ça coûtera ce que ça coûtera ». Les propos évoquant « faire la peau » aux écologistes avaient été prononcés lors de son élection le 19 novembre, selon les sources.

Des soutiens et des critiques ont suivi, certains estimant que les propos ont été largement sortis de leur contexte. D’un côté, la Coordination rurale de Haute-Vienne a insisté sur le fait que les propos exprimaient une opposition à l’écologie punitive et à certaines politiques jugées déconnectées du terrain. De l’autre, le parquet et des parlementaires écologistes ont qualifié les propos de préoccupants et menaçants.
Réactions et cadre juridique
Le parquet d’Auch a ouvert une enquête pour provocation publique, non suivie d’effet, à commettre un crime ou un délit, après la diffusion des propos. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a dénoncé « la violence » de la déclaration, jugeant ces propos « profondément choquants et inacceptables ». Les soutiens du monde rural se sont mobilisés devant la gendarmerie, selon les témoins présents.
Dans les déclarations officielles, la CR de Haute-Vienne affirme que les propos « ont été largement sortis de leur contexte ». Le syndicat précise que l’élection a été suivie d’un débat sur la défense des intérêts des paysans face à des politiques jugées déconnectées des réalités du terrain et dénonce une écologie punitive qui entrave l’activité agricole.