Le budget 2026 est au cœur des tractations gouvernementales, et Sébastien Lecornu a annoncé une première mesure destinée à apaiser le Parti socialiste: généraliser dans le texte budgétaire les repas universitaires à 1 euro pour tous les étudiants. Cette promesse survient dans un contexte de débats sur le recours à l’article 49.3 ou à l’ordonnance budgétaire et dans la recherche d’un accord avec les socialistes sur le texte de finances.

Annonce de Lecornu et cadre budgétaire
Dans l’entourage du Premier ministre, la promesse est présentée comme une concession au PS: « Le Parti socialiste dans les discussions budgétaires veut des mesures nouvelles » pour la jeunesse « avec la généralisation des repas universitaires pour les étudiants à 1 euro », a annoncé l’entourage du Premier ministre. « Cette nouvelle mesure sera inscrite dans le budget final ».
À quelques heures de sa prise de parole, prévue vendredi 16 janvier, le gouvernement tente de trancher entre le recours à l’article 49.3 de la Constitution ou à l’ordonnance budgétaire pour faire adopter le texte. Le PS a déjà averti que le choix de l’ordonnance ou du 49.3 pourrait provoquer une censure, et une nouvelle étape des discussions était attendue pour définir la version du budget qui « fera passer le texte ».
« Le Premier ministre s’exprimera en fin de journée depuis Matignon afin de présenter les éléments de fond pour construire le contenu d’un accord sur le projet de loi de Finances pour l’année 2026 », a fait savoir son entourage, précisant que la mesure serait inscrite dans le texte final.
Contexte et chiffres clés
Sur l’année universitaire 2023-2024, plus de 500 000 étudiants ont bénéficié de ces repas dans les CROUS, sur un total de 2,965 millions d’étudiants en France, selon le ministère de l’Enseignement supérieur. Cette dynamique s’inscrit dans une proposition de loi votée en janvier 2025 lors de la niche parlementaire du PS, qui étend à tous les étudiants les repas à 1 euro dans les restaurants universitaires et cafétérias gérés par les CROUS, actuellement réservés aux étudiants boursiers et précaires.
Selon Fatiha Keloua Hachi, présidente de la commission des affaires culturelles, l’estimation du coût de cette mesure est d’environ 90 millions d’euros par an. Cette évaluation est mentionnée dans les échanges parlementaires qui ont précisé les enjeux liés à la précarité étudiante.
Sébastien Lecornu entre dans la dernière ligne droite pour obtenir un accord sur le budget avec les socialistes, se montrant prêt à une adoption sans vote, par 49.3 ou ordonnance, selon les éléments recueillis par les services et les sources gouvernementales.

Cette main tendue fait suite à la proposition de loi présentée et votée lors de la niche parlementaire du PS le 23 janvier 2025, qui visait à étendre l’accès au repas à 1 euro dans les restaurants et cafétérias gérés par les CROUS. Le texte précisait que ce dispositif, aujourd’hui réservé à certains étudiants, serait généralisé, et la commission compétente a examiné les implications budgétaires et sociales de cette mesure.