Emmanuel Macron a été vu ces derniers jours avec une paire de lunettes de soleil aviateur lors de déplacements publics, notamment à Istres puis à Davos. Selon l’entourage officiel, il souffre d’une hémorragie conjonctivale à l’œil droit, diagnostiquée comme « totalement bénin » et nécessitant une protection momentanée. Cette apparition a alimenté les conversations sur le style et le signe que peut renvoyer une telle image dans un contexte diplomatique tendu. Les réactions sur les réseaux sociaux ont été mixtes, mêlant moqueries et analyses sur la portée politique de ce choix.
À Istres et à Davos, l’œil et le style
Le premier épisode remonte au déplacement à Istres, lors des vœux aux armées, où le président est apparu avec l’œil droit visiblement rougi et une monture aviateur. Le médecin-chef de l’Élysée a évoqué une pathologie bénigne et a précisé que le regard masqué par les verres bleutés visait à dissimuler l’inconfort.
Des observations ont ensuite évoqué « l’œil du tigre », « un signe de détermination », pour décrire ce choix de mise en scène, selon les analystes et des proches du pouvoir.
À Davos, mardi, la même paire a été réutilisée. Cette fois, on a insisté sur le fait que ces lunettes permettent aussi de protéger l’œil fragilisé tout en donnant une impression de fermeté lors des échanges avec les partenaires internationaux.

« Ce n’est pas ridicule, ça renforce son discours », selon l’expert Philippe Moreau-Chevrolet. Les réactions publiques ont été variées: certains trouvent le look percutant, d’autres le jugent excessif ou purement esthétisant.
Marque, image et lectures politiques
La discussion sur la marque de monture a animé le feuilleton. Certains médias évoquent Ray-Ban Aviator mais RTL précise qu’il s’agit d’une monture Henry Jullien, une maison française désormais sous pavillon italien et présente en France, avec un modèle coûtant plus de 650 euros.
En parallèle, des analyses politiques soulignent que ce type d’esthétique peut servir à clarifier le positionnement de la France dans les échanges internationaux, notamment à Davos où le président a adressé des messages forts envers les États-Unis.

Cette discussion reflète les debates sur le poids de l’image publique et sur les mécanismes de communication politique dans un contexte international complexe.
En clair, les lunettes de soleil n’apportent pas une explication unique, mais elles alimentent une lecture sur la détermination et le style du chef de l’État dans des moments-clés.