Marion Maréchal, eurodéputée du Rassemblement national, réaffirme son soutien à Donald Trump et décrit les décès de Minneapolis par la police comme des accidents malheureux. Invitée sur France Inter pour la promotion de son autobiographie «Si tu te sens Le Pen» (Fayard), elle rappelle ses combats partagés avec l’ancien président et insiste sur la convergence de positions sur l’immigration, l’insécurité et la mondialisation. Elle affirme aussi que «ce n’est pas un livre de candidature» et, selon elle, «Quoiqu’il arrive de toute façon, nous ferons évidemment tous la campagne ensemble».

Convergences entre Marion Maréchal et Donald Trump
Dans ses déclarations, elle affirme que «le président américain fait quelque chose de très intéressant sur le plan politique, puisqu’il est en train d’expliquer que la volonté politique peut reprendre le pas sur la techno-bureaucratie, sur le gouvernement des juges qui aujourd’hui nous rend incapacitants» et que ces convergences portent sur l’immigration et la sécurité. Elle répète aussi: «en ce qui concerne Donald Trump, je n’ai pas changé», ajoutant que ces combats partagés s’étendent à la lutte contre le narcotrafic et au sentiment sur le «wokisme».
«Je ne suis pas là pour faire la police de la police américaine» est l’un des messages récurrents de ses interventions, selon plusieurs reprises relayées par la presse. Cette position illustre le lien entre le soutien à Trump et une approche critique du rôle des institutions américaines dans le débat public français.
Parcours familial et cadre idéologique
La députée européenne est la nièce de Marine Le Pen et la petite-fille de Jean-Marie Le Pen. Elle rappelle que «dans les années 80 a été le premier, si ce n’est le seul, à parler d’un certain nombre de sujets qui aujourd’hui font consensus sur l’immigration, sur l’islamisation, sur la mondialisation sauvage, sur la désindustrialisation, sur la perte de souveraineté, etc.»
Élue sous l’étiquette Reconquête avant de se rapprocher du RN, elle affirme que «ce n’est pas un livre de candidature» à la présidentielle et «espère que Marine Le Pen pourra être candidate». «Quoiqu’il arrive de toute façon, nous ferons évidemment tous la campagne ensemble», ajoute-t-elle, soulignant l’unité du camp autour de la figure Le Pen.

Réaction et portée en France
Les déclarations de l’eurodéputée alimentent le débat sur les alliances transatlantiques et la manière dont les figures de l’extrême droite s’inscrivent dans le paysage politique français. Si ces propos sur Minneapolis et Trump ont été relayés largement, ils mettent aussi en évidence les frontières entre l’engagement politique et la perception des événements étrangers dans le débat public en France.
La promotion de son livre et son rôle au sein du RN décrivent une stratégie consistant à présenter des convergences thématiques avec Donald Trump tout en réaffirmant une indépendance face à la ligne du gouvernement américain. Quoi qu’il arrive, l’actualité continue de suivre les échanges autour de cette alliance et de l’influence internationale sur la politique française.