Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a présenté vendredi 16 janvier 2026 des mesures pour mieux anticiper les effets de la baisse du nombre d’enfants sur la carte des établissements scolaires. S’appuyant sur les chiffres de l’Insee, il affirme que la démographie ne peut être subie et appelle à un dispositif plus ambitieux pour adapter l’offre éducative. Entre 2019 et 2029, les écoles maternelles et primaires auront perdu près d’un million d’élèves; c’est dans ce contexte que le plan préconise la généralisation des observatoires des dynamiques rurales et l’extension du label Territoires éducatifs ruraux à l’ensemble du territoire.
Généralisation des observatoires des dynamiques rurales sur tout le territoire
La mesure phare du plan consiste à étendre sur tout le territoire les observatoires des dynamiques rurales, déjà déployés depuis 2023 dans les territoires ruraux. Le ministre souligne que « La baisse démographique concerne tout le monde, qu’on soit en milieu rural ou en milieu urbain. Donc, 100 % du territoire sera couvert par ces observatoires, qui associent très étroitement les services de l’État (…) pour partager, d’abord sur la démographie, une vision », a indiqué Édouard Geffray.

Dans cette optique, le dispositif, déployé depuis 2023 dans les territoires qui comportent des zones rurales afin d’anticiper l’évolution du maillage éducatif, sera généralisé à l’ensemble du territoire. « La baisse démographique concerne tout le monde, qu’on soit en milieu rural ou en milieu urbain. Donc, 100 % du territoire sera couvert par ces observatoires, qui associent très étroitement les services de l’État … pour partager, d’abord sur la démographie, une vision », a indiqué le ministre de l’Éducation.
Le ministère précise par ailleurs l’intégration de 59 territoires supplémentaires, soit 845 établissements, au label « territoires éducatifs ruraux », qui permet de fédérer l’ensemble des acteurs éducatifs pour accompagner les enfants, par exemple, dans leur orientation. En 2025, ce label concernait déjà 202 territoires soit 340 000 élèves, dans des territoires qui se caractérisent par de bons résultats scolaires, mais dont les opportunités d’orientation sont moindres par rapport au milieu urbain, du fait notamment de l’éloignement des formations et des emplois, selon le ministère.
Enfin, le plan prévoit de corriger dès la rentrée 2026 « des situations aberrantes » dans 66 écoles et 21 collèges « non classés en éducation prioritaire et qui présentent d’importantes fragilités sociales ». Cela permettra de leur allouer des moyens supplémentaires, notamment des indemnités pour les enseignants, et la création de postes de psychologue, d’infirmier et d’assistant social.
Extension du label et nouveaux établissements REP et accompagnement des élèves
Le gouvernement annonce également l’extension du label et l’intégration de 59 territoires supplémentaires au dispositif, portant à 845 le nombre d’établissements concernés. Cette extension vise à fédérer les acteurs éducatifs autour de l’accompagnement des enfants, notamment dans leur orientation, et à réduire les disparités entre zones rurales et urbaines.
En 2025, le label concernait 202 territoires et 340 000 élèves, ce qui montre l’enjeu de l’initiative dans des zones où les résultats scolaires restent solides mais où les perspectives d’orientation peuvent être moins développées en raison de l’éloignement des formations et des emplois, selon le ministère. Le plan insiste sur une meilleure articulation entre les services de l’État et les établissements pour proposer des parcours adaptés et limiter les fermetures liées à la démographie.
Les mesures annoncées visent ainsi à protéger l’offre scolaire face au déclin démographique, tout en renforçant les ressources humaines dans les établissements les plus fragiles, afin d’assurer un accès équitable à l’éducation sur l’ensemble du territoire. L’objectif affiché est de favoriser une orientation plus adaptée et de prévenir les écarts territoriaux dans l’accès à la formation et à l’emploi.