À Bourg-en-Bresse, l’audience d’appel dans l’affaire dite Destop se tient ce mercredi 28 janvier 2026. Myriam Jaouen, ex-employée de crèche lyonnaise, est jugée en appel après une condamnation en première instance à Lyon à 25 ans de prison pour avoir fait boire à Lisa, 11 mois, du déboucheur Destop afin de « la faire arrêter de pleurer ». Cette affaire, qui avait choqué l’Hexagone en 2022, poursuit son chemin judiciaire tandis que les parents de la petite Lisa attendent que justice soit rendue.
Procès en appel à Bourg-en-Bresse: les faits et le déroulé
En première instance à Lyon, en avril 2025, l’avocat général avait requis 30 ans de prison, et les jurés avaient retenu la torture et l’acte de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner, condamnant Myriam Jaouen à 25 ans de réclusion. L’audience d’appel intervient alors que la défense remet en cause certains éléments et que les parents de Lisa appellent à une réévaluation du dossier.
Myriam Jaouen, alors âgée de 27 ans, était seule ce jour-là pour accueillir les premiers pensionnaires de la micro-crèche Danton Rêve du groupe People & Baby. Selon le dossier, elle avait finalement reconnu avoir fait boire à Lisa une partie d’une bouteille de ce produit éminemment corrosif « pour qu’elle s’arrête de pleurer ». Cependant, elle a soutenu n’avoir pas mesuré la dangerosité de la soude caustique.
Le décès de Lisa, le 22 juin 2022, a suivi près de quatre heures de souffrances; les secours n’ont pas pu sauver l’enfant dont les voies respiratoires et l’appareil digestif avaient été gravement brûlés. L’affaire avait provoqué une onde de choc dans le pays et remis en question les conditions d’accueil en micro-crèche.

Contexte à Lyon et réactions des parents
Le dossier, transposé en appel, fait aussi l’objet d’un retour sur les faits, notamment sur la qualification retenue en première instance et les témoignages des proches. Les parents de Lisa, présents à Bourg-en-Bresse, s’attachent à obtenir une reconnaissance claire de la gravité de l’acte et à ce que l’instruction soit examinée avec rigueur. Leur avocate, Catherine Bourgade, a répété que les proches souhaitent que la cour prenne la mesure de l’acte commis et réexamine le dossier dans son ensemble.
Dans la communication de l’avocate et des représentants des parents, le cri du collectif reste celui d’obtenir « Que justice soit rendue ». Par ailleurs, les avocats des juges et les spécialistes du droit rappellent que le contexte de l’affaire et les conditions de garde des jeunes enfants en crèche demeurent au cœur des débats. Au fil des audiences, les analyses techniques et les témoignages de professionnels du secteur continueront d’alimenter les échanges et les questions sur le rôle des structures d’accueil.

Pour l’heure, la justice poursuit son travail sur un dossier lourd, alors que les familles des victimes demandent que l’attention portée à la sécurité des jeunes enfants reste au premier plan des discussions publiques et juridiques. Le déroulement du procès d’appel est attendu au cours des prochaines journées et pourrait éclairer les éléments qui avaient conduit au verdict initial et les défis à venir dans ce dossier.