Quatre mineurs âgés de 15 à 17 ans ont été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi pour « destruction en bande organisée par incendie » et « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime », selon le parquet de Dijon. Le plus jeune a été placé sous contrôle judiciaire avec l’obligation de respecter un placement dans un centre éducatif fermé hors de la région Bourgogne‑Franche‑Comté; les trois autres mineurs ont été placés en détention provisoire dans des établissements pénitentiaires distincts. Ces jeunes ont reconnu leur participation à l’incendie et expliquent avoir été recrutés sur les réseaux sociaux et rémunérés par une personne qui leur aurait donné « une liste de bâtiments publics » à incendier. Dès le lendemain de l’incendie, le 13 décembre vers 01h00 du matin, les autorités avaient évoqué un lien avec les actions policières contre le narcotrafic dans le quartier des Grésilles.
À Dijon, quatre mineurs mis en examen et mesures prises
Les mineurs, âgés de 15 à 17 ans, ont été mis en examen pour « destruction en bande organisée par incendie » et « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime », selon le parquet de Dijon. Le plus jeune a été placé sous contrôle judiciaire avec l’obligation de résider dans un centre éducatif fermé hors de la région Bourgogne‑Franche‑Comté; les trois autres ont été placés en détention provisoire dans des établissements pénitentiaires distincts. Ces jeunes ont reconnu leur participation à l’incendie et expliquent avoir été recrutés sur les réseaux sociaux et rémunérés par une personne qui leur aurait donné « une liste de bâtiments publics » à incendier. Dès le lendemain de l’incendie, le 13 décembre vers 01h00 du matin, les autorités avaient évoqué un lien avec les actions policières contre le narcotrafic dans le quartier des Grésilles.

Liens évoqués avec le narcotrafic et le quartier des Grésilles
Le procureur a indiqué que l’incident aurait été commandité en représailles aux actions menées pour lutter contre le trafic de stupéfiants dans les Grésilles, et que la mise en examen d’une femme de 27 ans n’était toutefois attribuée qu’à l’accusation d' »association de malfaiteurs ». « Cet incendie a bien été diligenté en réponse à l’action très résolue qui avait été menée par les autorités publiques (…) pour éradiquer le trafic de stupéfiants aux Grésilles », a‑t-il poursuivi. Par ailleurs, « sur ces images, les enquêteurs ont identifié six silhouettes », a précisé le procureur, ajoutant que deux des mineurs avaient été recrutés pour travailler sur un point de deal.
« Six suspects », a précisé le procureur lors d’une conférence de presse, décrivant l’exploitation de vidéosurveillance et des relevés d’ADN qui ont conduit à l’identification de quatre des six suspects.
Les autorités expliquent que le groupe aurait été recruté via les réseaux sociaux et qu’un des auteurs aurait été rémunéré pour mener l’action. Au moins deux des mineurs restent connus des services pour des faits liés au trafic de stupéfiants, tandis que les autres ont des antécédents de délinquance de droit commun. Le quartier des Grésilles, où plusieurs actes similaires avaient été signalés en 2025, est au cœur de ces investigations.
