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Lundi 5 octobre 2026 Mis à jour à 19 h 09

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Farage veut interdire prières collectives dans lieux historiques

Farage veut interdire prières collectives dans lieux historiques

Par Sara 2 min de lecture 1 source Royaume-Uni

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Nigel Farage, figure de l’extrême droite britannique et leader du parti Réform, a promis d’interdire les prières collectives dans les sites historiques du Royaume‑Uni s’il accédait au poste de Premier ministre. Selon lui, les rassemblements religieux organisés dans des lieux emblématiques tels que Trafalgar Square constituent une tentative de « s’emparer du mode de vie britannique » et doivent être stoppés.

Une cible prioritairement musulmane

Les déclarations de Farage font suite à la tenue récente d’un iftar ouvert à Trafalgar Square, où des fidèles se sont réunis pour rompre le jeûne du Ramadan. Il a affirmé qu’il ne souhaitait pas empêcher les individus de prier, mais qu’il soutiendrait l’interdiction des prières collectives dans ces espaces publics historiques.

Interrogé sur l’éventualité d’un interdit généralisé, il a répondu par l’affirmative, en précisant que, selon lui, de nombreux pays à majorité musulmane imposent déjà des limites similaires aux rassemblements religieux. Il a également assuré ne jamais avoir vu de cérémonies juives se tenir dans des lieux de culte chrétiens historiques, suggérant une perception de déséquilibre dans les usages des espaces publics.

Réactions et polarisation

Le propos a ravivé un débat politique vif. Un ancien responsable conservateur, Nick Timothy, a qualifié sur le réseau social X la tenue de prières publiques d’« acte de domination » et a estimé que ces pratiques étaient mieux adaptées aux mosquées. Ces propos ont suscité des critiques et relancé les tensions entre responsables politiques.

De son côté, le Premier ministre travailliste Keir Starmer a dénoncé l’opposition de certains conservateurs à l’iftar ouvert et a demandé à la dirigeante conservatrice Kemi Badenoch de prendre des mesures à l’encontre des responsables concernés. Ainsi, l’affaire cristallise les clivages sur l’immigration, la laïcité et la place des pratiques religieuses dans l’espace public.

Un débat sur l’identité et l’espace public

Trafalgar Square, site historique et lieu de rassemblements culturels et politiques, est au cœur de cette polémique. Pour les promoteurs de l’interdiction, il s’agit de protéger des lieux symboliques de la « souveraineté culturelle ». Pour les opposants, restreindre les prières collectives revient à stigmatiser une communauté et à restreindre la liberté de culte.

Alors que la proposition de Farage réintroduit la question de la gestion des manifestations religieuses dans les espaces publics, elle pose aussi la question plus large de l’équilibre entre protection du patrimoine, liberté de religion et cohésion sociale au Royaume‑Uni.

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