L’incendie criminel qui a partiellement détruit le collège Champollion de Dijon en décembre a été présenté comme « un acte de représailles » après des opérations contre le narcotrafic dans le quartier des Grésilles, selon le procureur Olivier Caracotch. Quatre mineurs ont été mis en examen — deux de 16 ans, un de 17 ans et un de 15 ans — pour « destruction en bande organisée par incendie » et « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime », a-t-il précisé ce vendredi matin dans un communiqué. Le plus jeune, âgé de 15 ans, a été placé sous contrôle judiciaire « avec notamment l’obligation de respecter un placement dans un centre éducatif fermé », tandis que les trois autres — âgés de 16 et 17 ans — ont été placés en détention provisoire dans des établissements pénitentiaires distincts. Une femme de 27 ans a également été mise en examen pour « association de malfaiteurs dans le but de commettre un crime ». Les mineurs « ont reconnu leur participation à l’incendie » et ont expliqué avoir été « recrutés sur les réseaux sociaux et rémunérés » par une personne qui leur avait donné « une liste de bâtiments publics » à incendier. Dès le lendemain des faits, les autorités avaient évoqué « un lien » avec « les succès policiers en matière de lutte » contre le narcotrafic dans le quartier des Grésilles, connu pour abriter du trafic de drogue. Cette zone a déjà été le théâtre de plusieurs incendies en 2025 : une salle polyvalente en juillet ; une médiathèque en février et mars ; un centre de formation en février. Tous ces actes sont supposés être reliés au narcotrafic.
Quatre mineurs mis en examen et placements
Les mineurs, âgés de 15 à 17 ans, ont été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi pour « destruction en bande organisée par incendie » et « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime », selon le procureur à Dijon, Olivier Caracotch. Le plus jeune, 15 ans, a été placé sous contrôle judiciaire avec l’obligation de respecter un placement dans un centre éducatif fermé hors de Bourgogne‑Franche‑Comté. Les trois autres mineurs ont été écroués dans des établissements pénitentiaires distincts, situés dans la région. Parmi les quatre mineurs, deux ont été recrutés pour travailler sur un point de deal, selon le procureur.
Les mineurs « ont reconnu leur participation à l’incendie » et ont expliqué avoir été « recrutés sur les réseaux sociaux et rémunérés » par une personne qui leur avait donné « une liste de bâtiments publics » à incendier. « Cet incendie a bien été diligenté en réponse à l’action très résolue qui avait été menée par les autorités publiques … pour éradiquer le trafic de stupéfiants aux Grésilles », avait-il alors poursuivi, en annonçant à la presse la mise en examen d’une femme de 27 ans mais pour « association de malfaiteurs » seulement.

Contexte du quartier des Grésilles et répercussions
Le quartier des Grésilles, connu pour abriter des points de deal, a déjà été le théâtre de plusieurs incendies en 2025 : une salle polyvalente en juillet, une médiathèque en février et mars, et un centre de formation en février. Le parquet rappelle que ces actes seraient reliés au narcotrafic et que « cet incendie a bien été diligenté en réponse à l’action très résolue qui avait été menée par les autorités publiques … pour éradiquer le trafic de stupéfiants aux Grésilles », avait-elle ajouté lors de la conférence de presse.
Dès le lendemain de l’incendie, le 13 décembre vers 1 heure du matin, les autorités avaient évoqué « un lien » avec « les succès policiers en matière de lutte » contre le narcotrafic. Le quartier des Grésilles est régulièrement cité dans les rapports locaux comme zone à fort trafic et à risques d’actes violents liés au trafic de drogues.
