Popote et Vitagermine annoncent le rappel de lots de lait infantile 1er âge en France, lundi 2 février. Cette décision résulte de l’abaissement du seuil de sécurité pour la toxine céréulide et du cadre européen renforcé adopté par la France afin de prévenir tout risque pour les nourrissons. Selon le fabricant, Popote applique sans délai le nouveau cadre et rappelle deux lots de lait infantile 1er âge. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des mesures publiques visant à appliquer le seuil de sécurité renforcé préconisé par l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA), qui doit être publié dans la journée.
Du côté de Vitagermine, le rappel porte sur trois lots de lait Babybio 1er âge. La marque indique avoir mené des investigations durant le week-end pour vérifier que l’ensemble des produits respectent le nouveau seuil et a identifié les lots concernés, qui étaient conformes à la norme en vigueur jusqu’à la semaine précédente.
Les deux marques précisent que seuls ces lots sont concernés et que les autres produits restent épargnés par ce rappel.
Une bactérie courante et des risques
À ce stade, deux enquêtes pénales ont été ouvertes en France après des décès d’enfants ayant consommé des laits concernés, mais aucun lien direct n’a été établi entre les symptômes et les produits rappelés. Le premier décès remonte au début du mois de janvier et concernait un nourrisson ayant consommé un lait Guigoz rappelé pour une possible contamination par Bacillus cereus, selon le parquet de Bordeaux. Une seconde enquête, menée par le parquet d’Angers, visait le décès d’un autre nourrisson ayant consommé du lait Guigoz rappelé pour contamination par la toxine céréulide et hospitalisé au CHU d’Angers.
Plusieurs industriels évoquent un fournisseur chinois d’ingrédients, Cabio Biotech, qui produirait une huile riche en oméga-6 et pourrait être contaminée par Bacillus cereus, générant la céréulide. Selon la Société française de microbiologie, Bacillus cereus est une bactérie largement répandue dans la nature et capable de former des spores résistants au chauffage et à la dessication, pouvant persister dans l’environnement et contaminer divers aliments.
Que faire si vous détenez l’un de ces produits ?
- Ne plus le consommer
- Ne pas le rapporter en point de vente
- Prendre une photo nette et lisible du numéro de lot figurant au fond de chaque boîte
- Transmettre les photos ainsi que vos coordonnées postales et votre RIB au service consommateurs
- Jeter le produit