En France, des laits infantiles rappelés pour une possible contamination par Bacillus cereus ont déclenché une vague d’investigations. Les autorités indiquent que les lots concernés ont été retirés et que les autocontrôles se poursuivent, tandis que deux nourrissons décédés font l’objet d’enquêtes distinctes. Des messages destinés aux parents invitent à vérifier les lots via le site rappel conso et à consulter un médecin en cas de signes inquiétants.
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Rappel de laits infantiles en France et réactions gouvernementales
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Nestlé, géant suisse de l’agroalimentaire, avait engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles vendus sous les marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de céréulide dans ces produits pourtant très contrôlés.
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Le 21 janvier, Lactalis a aussi annoncé un vaste rappel dans plusieurs pays, dont la France, dans le cadre d’un même risque sanitaire; selon les autorités, une huile riche en acide arachidonique utile au bon développement des bébés est produite par un fournisseur chinois.
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« Ce sont les industriels qui sont en responsabilité de faire les autocontrôles », a précisé la ministre Stéphanie Rist. « À l’heure où on se parle, il n’y a pas d’alerte scientifique importante », a-t-elle ajouté, sans plus de détails. Par ailleurs, les ministères de l’Agriculture et de la Santé ont évoqué jeudi une alerte sanitaire « d’ampleur, qui reste évolutive », assurant déployer une surveillance continue.
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Des ONG, dont Foodwatch, ont annoncé porter plainte pour « faire la lumière » sur ces rappels, inquiètes face à l’ampleur potentielle et aux retours sur les nourrissons affectés.
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Évolutions des enquêtes et absence de lien de causalité confirmé
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Selon des sources judiciaires et ministérielles, deux décès de nourrissons ont été évoqués dans le cadre des rappels, mais les autorités indiquent qu’aucun lien de causalité n’a été établi à ce stade.
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Un décès à Angers le 23 décembre a conduit le parquet à s’intéresser à une boîte de lait Guigoz; le procureur Eric Bouillard a indiqué que la mère a recontacté les enquêteurs le 21 janvier, mentionnant une boîte concernée.
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À Bordeaux, le procureur Renaud Gaudeul a précisé qu’un autre décès survenu le 8 janvier à l’hôpital Haut Levêque de Pessac a entraîné une enquête; « Une fois sorti de la maternité, le nourrisson avait notamment été alimenté, entre le 5 et le 7 janvier 2026, avec un lait artificiel de marque Guigoz ayant fait l objet d un rappel pour une possible contamination par une bactérie Bacillus Cereus », a-t-il déclaré.
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Les premières analyses suspectes ont conclu à l’absence de contamination par Bacillus cereus, et des analyses complémentaires ont été demandées pour retrouver la toxine céréulide; les autorités indiquent qu’elles poursuivent leur travail et que l’alerte sanitaire demeure évolutive et surveillée.
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« À ce stade, il n’a pas été mis en évidence de lien de causalité entre la consommation des laits infantiles concernés et la survenue de symptômes chez des nourrissons », précisent les ministères dans un communiqué. Foodwatch a annoncé mercredi porter plainte contre X pour « faire la lumière » sur ces rappels.
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