Les candidats qui se préparent aux concours de l’enseignement avec un diplôme bac + 3 estiment que l’incertitude budgétaire est intolérable. Cette position est partagée par plusieurs syndicats et étudiants qui demandent au gouvernement de prendre ses responsabilités.
Selon un communiqué commun des syndicats CGT Ferc sup, Sud éducation, Snesup-FSU, CFDT éducation et de l’Unef, le ministre a annoncé le 18 décembre que, faute de PLF 2026 adopté, la mise en œuvre des nouveaux concours pour bac +3 et pour les CPE n’était pas assurée pour la session 2026.
À deux mois des épreuves, cette annonce est perçue comme un coup de tonnerre pour les 88 000 étudiants concernés, qui se retrouvent dans une situation totalement intenable.
La réforme, présentée au printemps dernier pour répondre notamment à la crise du recrutement, prévoit désormais un recrutement en fin de licence, soit bac +3, au lieu du bac +5, suivi d’une formation initiale rémunérée de deux années.
Pour 2026, une double session est organisée avec des concours à bac +3 et à bac +5. Les deux concours coexisteront en 2027, puis le concours bac +5 sera supprimé en 2028.
Le 18 décembre, Edouard Geffray avait déclaré sur une émission télévisée que la réforme pourrait être remise en cause si le budget 2026 n’était pas adopté. Depuis, le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste s’est dit très confiant lors d’un déplacement à Paris le 9 janvier.
Les syndicats estiment que dans certaines disciplines, aucun concours de Master 2 n’est prévu, ce qui signifierait l’absence de recrutement dans ces filières.
Selon le SNCI-FO, conditionner l’ouverture des postes à des arbitrages budgétaires place plus de 80 000 étudiants dans une incertitude inacceptable.