C’est la fin du calvaire pour le Français Tom Félix. L’homme de 34 ans a atterri jeudi 5 février vers 6 h 30 à Roissy-Charles-de-Gaulle, après plus de neuf cent jours de détention en Malaisie. Son arrivée a été constatée par des vidéastes et des journalistes présents dans le hall des arrivées. Protégé par des proches et essuyant des fatigues, il s’est ensuite dirigé vers ces personnes qui l’attendaient.

Le visage marqué par la fatigue, mais souriant, Tom Félix est tombé dans les bras de ses proches. Il a été accueilli à Roissy par des proches et des représentants de la famille. « La Malaisie m’a volé neuf cent neuf jours de ma vie », a-t-il déclaré aux journalistes présents. « La cour criminelle d’Alor Setar m’a acquitté, dans un jugement clair, sans ambiguïté. Je n’ai jamais trafiqué de drogue. »
Cet ancien cadre du groupe Veolia, diplômé en aquaculture et biologie marine, avait été arrêté le 9 août 2023 alors qu’il s’apprêtait à ouvrir un restaurant à Langkawi. Dans la maison où il était hébergé par son associé malaisien, la police avait trouvé plusieurs centaines de grammes de cannabis dans les pièces communes. Ses avocats avaient soutenu son innocence et contesté les accusations qui pesaient sur lui.
S’il avait été reconnu coupable de possession et de trafic, il aurait encouru soit la peine de mort, soit cent quatre années de détention cumulées.
La Haute Cour criminelle d’Alor Setar l’a acquitté, estimant qu’aucun élément de preuve ne démontrait sa culpabilité. Le tribunal a précisé que la preuve était insuffisante et a ordonné sa libération. « Dans cette affaire, le tribunal n’a pas réussi à établir la preuve de la culpabilité », a déclaré la juge.

Accompagné de ses parents, Tom Félix avait décollé de l’aéroport de Kuala Lumpur mercredi à 23 h 45, heure locale (16 h 45 à Paris), à bord d’un vol Malaysian Airlines.
« Il va falloir qu’on le soigne, qu’on le requinque et puis qu’on prenne le temps de panser ses blessures. J’espère qu’il va avoir la force de continuer de vivre avec ses blessures. On va l’aider à les panser, à se reconstruire », a déclaré sa mère, Sylvie Félix.
En Malaisie, la possession et le trafic de drogue restent des crimes graves, passibles de la peine de mort si les quantités dépassent un certain seuil. Les condamnations à mort ne sont toutefois plus systématiquement prononcées, et aucune exécution n’a eu lieu en Malaisie depuis 2018.