Près de 42 000 demandeurs d’asile au Royaume-Uni attendent une audience d’appel après que le ministère de l’Intérieur a rejeté leurs demandes initiales, selon une analyse des chiffres officiels.
Une augmentation préoccupante
Le Refugee Council a indiqué que ce chiffre représente une augmentation cinq fois supérieure en deux ans. Le gouvernement risque de déplacer la crise des demandeurs d’asile d’une partie du système à une autre, alors qu’environ 40 000 migrants résident encore dans des hôtels.
Réponses du gouvernement
Le ministère de l’Intérieur a affirmé avoir doublé le nombre de demandeurs d’asile recevant une décision initiale sur leur demande et a alloué des fonds pour des jours d’audience supplémentaires. Un porte-parole a déclaré que le gouvernement est déterminé à mettre fin à l’utilisation des hôtels pour demandeurs d’asile et à réduire les coûts « inacceptablement élevés » de l’hébergement.
L’impact des nouvelles législations
Le Refugee Council a noté que la législation adoptée par le précédent gouvernement conservateur rend plus difficile la preuve du statut de réfugié. Après l’adoption de la Nationality and Borders Act, seulement quatre demandeurs afghans sur dix ont obtenu l’autorisation de rester au Royaume-Uni au second semestre de l’année dernière, alors qu’auparavant, presque tous les Afghans cherchant asile étaient acceptés.
Appels à une meilleure prise de décision
De nombreuses personnes ayant reçu un refus sont supposées faire appel de cette décision. Actuellement, les Afghans constituent la nationalité la plus représentée parmi ceux logés dans des hôtels et ceux arrivant par petites embarcations au cours des deux dernières années. Enver Solomon, le directeur général du Refugee Council, a demandé une amélioration et une plus grande équité dans la prise de décision.
Coûts et statistiques
Le Refugee Council met en garde que ceux qui sont dans la file d’attente des appels nécessitent encore un hébergement et avertit qu’en l’absence d’améliorations, le coût potentiel des hôtels pourrait atteindre 1,5 milliard d’euros cette année. Un porte-parole du gouvernement a déclaré : « Le système d’asile que nous avons hérité n’était pas adapté, c’est pourquoi nous prenons des mesures urgentes pour relancer le traitement des demandes d’asile et réduire l’arriéré des cas, ce qui permettra d’économiser environ 4 milliards d’euros pour le contribuable au cours des deux prochaines années. »
Statistiques alarmantes
Des statistiques du ministère de la Justice montrent qu’à la fin de 2024, il y avait 41 987 appels d’asile dans l’arriéré des tribunaux, contre 7 173 au début de 2023. L’analyse du Refugee Council suggère que le nombre total d’appels déposés l’année dernière a augmenté de 71% par rapport à 2023.
