Le Koweït a annoncé qu’un bâtiment de service situé dans l’une de ses centrales de production d’électricité et de dessalement avait été touché par une attaque attribuée à l’Iran, faisant un mort parmi les employés, un ressortissant indien, et provoquant d’importants dégâts matériels. L’incident s’inscrit dans une montée des tensions qui a également conduit plusieurs pays du Golfe à signaler des interceptions de missiles et de drones dans leur espace aérien.
Selon la porte-parole du ministère koweïtien de l’Électricité, de l’Eau et des Énergies renouvelables, l’ingénieure Fatma Abbas Jawhar Hayat, les équipes techniques et les services d’urgence sont intervenus immédiatement, conformément aux plans de crise en vigueur. Leur priorité est de contenir les conséquences de l’attaque, de maintenir la performance du réseau et de coordonner leurs actions avec les services de sécurité afin de protéger les sites touchés.
La responsable a appelé la population au calme et à ne pas relayer les rumeurs, insistant sur le fait que les informations doivent être vérifiées auprès des canaux officiels. Elle a également souligné que la sécurité et la stabilité des réseaux électrique et hydraulique demeurent une priorité absolue, tandis que les équipes techniques restent mobilisées en continu pour faire face à tout nouvel incident.
Parallèlement, le ministère koweïtien de la Défense a indiqué avoir détecté, au cours des dernières heures, 14 missiles balistiques hostiles et 12 drones dans l’espace aérien du pays. Une partie de ces attaques a visé un camp de l’armée, blessant dix membres des forces armées, désormais pris en charge médicalement, et causant des dommages matériels sur le site.
Le ministère a également fait état d’une attaque contre des entrepôts appartenant à une société logistique privée. Là encore, des dégâts matériels ont été enregistrés, sans qu’aucune victime ne soit signalée.
Des interceptions signalées en Arabie saoudite, aux Émirats et à Bahreïn
En Arabie saoudite, la Défense civile a activé l’alerte via la plateforme nationale d’alerte précoce dans la province orientale, afin de prévenir d’éventuels risques. Le porte-parole du ministère de la Défense a, de son côté, affirmé que cinq missiles balistiques en direction de cette région avaient été repérés puis interceptés.
Aux Émirats arabes unis, les autorités de Dubaï ont expliqué que les bruits entendus dans plusieurs zones de l’émirat provenaient d’opérations d’interception réussies menées par les systèmes de الدفاع aérienne. Elles ont, à leur tour, appelé le public à s’en tenir aux informations diffusées par les sources officielles.
À Bahreïn, le ministère de l’Intérieur a déclenché les sirènes d’alerte et demandé aux citoyens comme aux résidents de rester calmes et de rejoindre l’endroit le plus sûr à proximité, tout en suivant l’évolution de la situation via les canaux officiels. La Force de défense bahreïnienne a, pour sa part, indiqué que ses systèmes antiaériens continuaient à faire face à des vagues successives d’attaques.
Selon cette même source, 174 missiles et 391 drones ont été interceptés et détruits depuis le début des attaques. Ces annonces illustrent l’ampleur d’une crise régionale qui s’étend désormais à plusieurs capitales du Golfe.
Une région sous pression face à l’escalade
Ces développements interviennent dans un contexte de forte escalade régionale, sur fond de guerre israélo-américaine contre l’Iran, en cours depuis la fin du mois de février et ayant fait des centaines de morts. Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël, tout en ciblant ce qu’elle présente comme des intérêts américains dans la région.
Les attaques iraniennes ont causé des morts et des blessés dans plusieurs pays du Golfe, ainsi que des dommages dans des infrastructures civiles. Les États touchés ont condamné ces frappes et appelé à un arrêt immédiat de l’escalade, alors que les systèmes de défense restent en état d’alerte maximale.