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Des responsables américains cités par Politico affirment que certains conseillers du président Donald Trump préfèrent que ce soit Israël qui lance une attaque contre l’Iran, plutôt que les États-Unis, dans l’espoir que la riposte iranienne facilite ensuite une intervention américaine. Ces informations proviennent de sources anonymes proches des discussions en cours sur l’option militaire contre Téhéran.
Les calculs stratégiques
Selon ces responsables, l’idée est que si Israël frappe en premier et que l’Iran répond, l’opinion publique américaine serait plus encline à soutenir une riposte américaine. Lors de réunions privées, des conseillers estiment qu’une telle dynamique offrirait un avantage politique pour justifier une action des États-Unis.
Par ailleurs, ces mêmes conseillers prennent en compte le contexte plus large, notamment le programme nucléaire iranien et des sondages montrant que de nombreux Américains souhaitent un changement de régime en Iran, sans toutefois accepter des pertes américaines pour y parvenir.
Scénarios d’intervention et portée des opérations
Les débats portent aussi sur l’ampleur d’une éventuelle opération. Un responsable a indiqué que Washington craint l’épuisement des munitions et la possibilité de pertes humaines si l’option la plus agressive était retenue.
Pour l’heure, les États-Unis ont déjà déployé des milliers de soldats dans la région et ordonné la présence de deux porte-avions ainsi que de nombreuses avions de combat, de renseignement et de ravitaillement, constituant le plus important renforcement militaire américain dans la zone depuis l’invasion de l’Irak en 2003.
Malgré la préférence exprimée par certains conseillers pour une première frappe israélienne, les sources estiment que le scénario le plus probable resterait une opération conjointe américano-israélienne.
Réactions officielles et surveillance du renseignement
La porte-parole de la Maison-Blanche, Anna Kelly, s’est refusée à commenter les affirmations rapportées par Politico, précisant que « le président seul sait ce qu’il pourrait faire ou ne pas faire ». L’ambassade d’Israël à Washington a, elle aussi, décliné de commenter ces éléments.
Parallèlement, un haut responsable du renseignement américain a fait savoir que les services de sécurité restent « inquiétés et vigilants » face au risque de représailles iraniennes visant des intérêts américains au Moyen-Orient et en Europe.
Risques et conséquences potentielles
Les analystes préviennent qu’un scénario où Israël attaque l’Iran, puis où Téhéran riposte, comporte plusieurs risques immédiats. D’une part, une escalade militaire pourrait s’étendre au-delà des frontières régionales. D’autre part, des frappes contre des cibles américaines ou alliées pourraient accélérer l’engagement direct des États-Unis.
- Risque d’escalade régionale et multiplication des fronts de conflit.
- Perte de vies et épuisement des stocks d’armement.
- Impact économique et sécuritaire sur les routes maritimes et l’approvisionnement énergétique.
- Possibles frappes contre des intérêts occidentaux en Europe et au Moyen-Orient.
Pour l’instant, aucun engagement définitif n’a été annoncé et les discussions internes se poursuivent, alors que les services de renseignement continuent de surveiller de près l’évolution des menaces.