Le président américain Donald Trump a averti jeudi qu’il n’hésiterait pas à détruire entièrement le champ gazier iranien South Pars si l’Iran menait de nouvelles attaques contre des installations de gaz naturel liquéfié au Qatar. L’annonce, faite sur sa plateforme de publication, évoque une riposte d’une ampleur « jamais vue » par Téhéran, selon ses termes rapportés.
Washington met en garde Téhéran
Trump a précisé qu’il n’avait pas été informé au préalable d’une frappe israélienne ayant atteint une portion du champ South Pars, et il a souligné que le Qatar n’était pas impliqué dans cette opération. Pour lui, la réaction iranienne visant des installations qataries était « injustifiée » et « déplacée ».
Il a ajouté que l’État hébreu cesserait de viser South Pars sauf si l’Iran commettait une « nouvelle erreur » en attaquant le Qatar, menaçant alors d’une intervention américaine directe et violente « avec ou sans l’aide d’Israël ». Toutefois, il a déclaré qu’il souhaitait éviter un niveau de destruction susceptible d’avoir des conséquences durables pour l’avenir de l’Iran.
Nouvel épisode de violence contre South Pars
Plus tôt dans la journée, des installations gazières du champ South Pars, situées dans la région d’Assaluyeh au sud de l’Iran, ont été la cible de frappes de missiles, provoquant des explosions entendues sur place. Des rapports iraniens indiquent que des réservoirs et des infrastructures des raffineries d’Assaluyeh ont été touchés, notamment les phases 3 à 6 du champ.
South Pars, exploité par l’Iran et partagé avec le Qatar, est le plus grand gisement de gaz naturel au monde. La partie qatarie est connue sous le nom de North Field.
Conséquences au Qatar
Du côté qatarien, QatarEnergy a fait état mercredi soir de dommages importants résultant d’attaques de missiles visant la zone industrielle de Ras Laffan, au nord du pays. Ces incidents ont accru les inquiétudes sur la sécurité des infrastructures de production et d’exportation de gaz dans la région.
Un contexte régional tendu
Ces développements interviennent dans un climat de tensions régionales déjà élevé. Depuis le 28 février, la situation s’est détériorée avec une montée des opérations impliquant les États-Unis et Israël, ce qui alimente les craintes d’une escalade plus large entre puissances régionales et acteurs extérieurs.
Les principaux pays concernés par cette crise sont :
- Iran
- Qatar
- États-Unis
- Israël